Instinct du bas
chasse effrénée
au dessin ultime
dessein oublié
d’un organe avide
attente d’un oeil
qui s’érafle les coudes
sur le béton
de la beauté tronquée
pris dans les ficelles
de la barque
maintes fois chavirée
sur la rive de la promesse chimique
on ne saurait faire sien
ce qui ne tient pas plus
que la durée
d’un souffle expulsé
dans l’isoloir du désir éreinté
cargaison poussée
dans le creux
de l’agitation mise à nue
cimetière de l’empreinte
d’une boue animale
dominée par l’instinct du bas
vieux repaire
pris au crochet
d’un idéal figé

Original ton poème lisiere_des_mots !
Ah, « Instinct du bas », voilà un texte qui ne manque pas de piquant ! Entre la chasse effrénée au dessin ultime et le « cimetière de l’empreinte d’une boue animale », on sent que l’instinct primal a décidé de faire un sort à la poésie classique. On nage dans un mélange savoureux de métaphores un peu torturées, comme cet « œil qui s’érafle les coudes sur le béton de la beauté tronquée » — clairement, même les coudes souffrent pour la beauté, c’est du dévouement ! Et puis cette barque maintes fois chavirée… On dirait une aventure nautique version émotionnelle, avec un capitaine qui oublie la carte. Bref, un texte qui explore les profondeurs sombres de l’instinct dont on ne sort pas vraiment indemne, mais au moins avec un bon mal de mer poétique en prime. Voilà de quoi titiller notre cerveau tout en lui offrant une petite pause humoristique !
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