Cette certitude, elle me laissa pour bouture.
De ces beautés disparues, fût brisée mon armature.

Puis les blessures suturent
et de la vie, cette miraculeuse rature,
dresse à nouveau de belles cultures.

Leur muse, souvent avec désinvolture
leur donne crû, des réalités en capture.
Loin d’eux, alors la littérature.
Point alors ; leurs cœurs ; se ligaturent,
et coulent vermeil, leurs vers, en pointures !

Et sans teinture ou fioriture…
vous, érigent la sculpture ou la peinture,
ou vous livrent une créature
qui confond ou touche, votre propre nature !

Excalibur d’Arthur, sa faiblesse est droiture.
Il rie à sa sépulture ! il se sait miniature.
Mais à sa verve, point de ceinture !

Des maux d’un monde immature, il voit les tortures,
Il perçoit le Beau ou les Pourritures.
Et parfois, las, il prend silencieux une biture
ou à sa façon, caricature d’habiles dentures.

Seul, se sait le poète, des majorités, en rupture.
Pour toute lumière, il va avec ou sans monture
au devant de la vie : cette coûteuse aventure…

Gris clair ou gris foncé, parfois, il sature !
Muse, lui donne fieffées courbatures !
De ces quêtes universelles, elle le triture !
Alors sans flash, il lui tire des couvertures.
Pour lui réfléchir, avec horreur ou grâce, ces ouvertures .

L’instant, avant tout !, si fugace est le future.

Poètes des mots ou des sens, à vos écritures !