Le silence s’installe au creux de mes nuits,
Et mon cœur s’égare dans l’ombre infinie.
Autour de moi, tout semble s’effacer,
Comme si le monde avait cessé d’exister.

Je cherche encore une lueur dans le noir,
Mais mes yeux ne rencontrent que le désespoir.
Alors je pense à toi, présence familière,
À cette ombre qui m’attend quelque part derrière.

Je regarde au loin, espérant t’apercevoir,
Derrière cette vitre, perdue dans le soir.
Le froid me traverse, le silence m’étreint,
Et ton nom sans visage résonne au loin.

Pourtant quelque chose en moi refuse de céder,
Une petite étincelle persiste à brûler.
Même lorsque la nuit recouvre mes pensées,
Quelque part, une part de moi veut encore rester.
Alors je t’attends, sans savoir quoi espérer,
Comme on attend l’aube après s’être égaré.

Je croyais reconnaître ta voix dans le silence,
Je croyais sentir près de moi ta présence.
Mais lorsque enfin je comprends qui tu es,
Je découvre que depuis toujours tu me guettais :
Tu n’étais ni un amour, ni un ami, ni un destin,
Tu étais simplement la Mort, au bout du chemin.