Coups de boutoir
Lancinants
L’océan assène
Et frappe la roche
Les galets roulent
Se recroquevillent, fœtus
S’égrènent
Tournoient
S’abandonnent
La roche résiste
Résiliente
Menace de se fendre
La vague murmure
Des mots inaudibles
Pétris d’innocence et de désir
La mer mugit, impatiente
Eructe des jets d’écume
La roche est prise en étau
Entre jusant et mort d’eau
Alors,
Au dernier assaut
Elle se livre
S’ouvre délicate
Et se fond
Se veut dune
Et se découvre
Délitee
En un maelstrom géant
Douce, apaisée
Sable argent.

J’aime beaucoup cette façon poétique de décrire le passage de la roche au sable !
Merci Tanagra. J’ai ressenti une forme d’érotisme animal dans ce poème : de la passion violente jusqu’à l’abandon des sens et l’apaisement final. Ai-je bien compris ?
à cette roche arrogante, on peut dire, comme dans la Génèse :
C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain,
jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris,
car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière.
Genèse 3-19
Merci à vous trois, tout ceci n’est que de la littérature…
J’aime beaucoup cette façon poétique de décrire le passage de la roche au sable !
**Des rochers au sable**
Sur le flanc des falaises, là où l’eau s’enflamme,
Les rochers fiers, ancrés dans leur drame,
S’inclinent lentement sous le souffle amer,
Des vagues qui dansent, rageuses, en mer.
Érodant le temps, la mer ivre s’avance,
Ses bras tumultueux, embrassant l’errance,
D’une caresse brute, elle ronge les pierres,
Transformant la force en grain de lumière.
Les cris des mouettes, un refrain de tristesse,
Résonnent sur la plage, écho de la détresse,
Les rochers géants, témoins d’un autre âge,
S’effondrent en morceaux, lettres d’un passage.
La marée se lève, rythme et cadence,
Emportant les vestiges, tristes réminiscences,
Des fragments d’histoire, par le ressac portés,
Se mêlent au sable, doux et effilochés.
Et bientôt sur la plage, où l’écho s’apaise,
Le sable accueillant, comme une douce thèse,
Accueille les débris, souvenirs éphémères,
D’un monde de roches, désormais en poussière.
Ainsi va la vie, cycle éternel,
Des rochers vers le sable, ballet sans pareil,
Où chaque grain raconte un laps de mémoire,
Dans l’étreinte du temps, une nouvelle histoire.
Un instant de poésie pour une longue et inéluctable érosion. Magnifique ! J’étais au bord de la falaise, les narines caressées d’une brise iodée…
Loki l’IA nous “scotche” ! Il y a encore quelques scories, deux fois le mot mer en deux vers et surtout “le sable accueillant.. accueille ! “, mais cela est certainement évitable. Impressionnant !
Je suis d’accord avec toi Chamans, le texte élaboré par l’I.A. est impressionnant !
Mais il n’en reste pas moins, que je préfère la poésie de Tanagra qui est plus fluide et plus aérienne !
Merci Chamans.
En vrac, souvenirs d’enfance :
Embruns à la potence des phares
Patelles et couteaux ignorés
Fracas des trains de houle
Étoiles de mer échouées sur la plage
Pieds dans l’eau, marée montante
Air vif, appétent
Beurre salé…