Les papiers ne s’éparpillent pas sur ma table.
 Mes pensées ne seront pas vaincues, mon inspiration ne s’éteindra pas. Les phrases ne s’échappent pas de mes profondeurs.
 Les mots ne resteront pas figés dans ma bouche.
 Les jours ne m’échappent pas.
 En moi, une révolution de mots se fraye un chemin vers la vie.
 Telle une mer déchaînée s’abattant sur les rochers du rivage, et brisant le silence des villes dans le calme des nuits.
 Avez-vous déjà vécu dans des villes sans histoire, rencontré des gens sans souvenir, et dormi dans des maisons abandonnées et trouvé la paix intérieure ?
 Avez-vous déjà traversé des années dont vous ignorez la nature ?
 Avez-vous déjà ressenti le caractère changeant des saisons ?
 Avez-vous vécu l’impossible sous la grisaille des jours ?
Avez-vous aimé une femme par amour ? Avez-vous écrit un livre pour la gloire des mots ? Avez-vous été assailli d’idées de toutes parts, et avez-vous choisi les vôtres pour faire de la vie une grande aventure ? La vue de la vie et la souffrance d’autrui vous ont-elles peiné ?
 Consacrez-vous du temps aux autres ?
Êtes-vous généreux dans les moments difficiles ?
Il y a des moments dans la vie où on sent que c’est la fin, puis on découvre que c’est le début, et il y a des portes qu’on se sent fermées, puis on découvre que c’est la belle entrée.
Pour vivre en héros jusqu’à la fin dans une société qui accepte la défaite, l’humiliation, la honte et la disgrâce, vous paierez inévitablement un prix élevé, mais lorsque vous mourrez, vous mourrez avec la conscience tranquille.