Le ciel était vert émeraude
Les nuages posés parterre,
Je déambulais, en maraude,
Sans aucun but et solitaire.
Je trouvais la forêt étrange
L’eau du ruisseau coulait orange.
J’étais sur de ne pas rêver
Mais plus loin sur un gros rocher
Une fille semblait attendre
Me dévisagea avec soin
Qui es tu toi ? Un humain ?
Son regard vif n’était pas tendre.
M’approchant je vis son visage
D’une beauté hallucinante,
Ses beaux grands yeux d’un bleu d’orage
Me fixaient d’un regard méfiant.
Sa bouche rouge et sensuelle
Hésitait entre guigne et groseille.
Quel âge as tu demanda t’elle
Je lui répondis, quatorze ans.
Elle éclata d’un rire franc
Tu es un bébé, et mortel !
J’ai quatre cent cinquante six ans
Tu voudrais être mon amant ?
Mortifié, je lui rétorquais,
Non, d’abord tu ne me plais pas.
Et tu es trop vieille pour moi.
Surprise elle releva le nez
Secouant ses longs cheveux noirs
Dit, c’est ce que nous allons voir
J‘entrevis alors ses oreilles,
Qui sortaient de sa chevelure,
Pointues, uniques, sans pareilles
Séduit par cette créature
Je fis vers elle un ou deux pas…
Elle sourit, tu veux bien de moi ?
En un instant elle fut nue
Elle se colla contre moi,
Ses petits seins durs et pointus
Me mirent de suite en émoi
Elle me poussa dans la mousse
Et me couvrit de sa peau douce.
Bientôt elle me déshabilla,
Amusée elle me regarda
Tu as déjà connu une fée ?
Accroche toi ça va secouer
Posant ses lèvres sur les miennes,
Elle m’embrassa fougueusement.
Là, le ciel est tombé par terre,
Elle me fit voir un arc en terre.
Je dus m’accrocher à ses seins
Pour ne pas perdre la raison
Sous ses sulfureux coups de reins
Qui me menaçaient d’implosion.
Elle s’arrêta un instant
Me scruta de ses beaux yeux bleus
Ça va ? Tu es toujours vivant
On peut attaquer le grand jeu.
Je crois avoir touché le ciel,
Ou l’enfer, elle était si belle.
Je perdis connaissance trois fois
Anéanti par un plaisir
Que je ne connaissais pas
Au moment ou elle me fit jouir
Elle me fit un grand sourire
Bébé, tu m’as bien fait partir.
Elle me secoua par l’épaule,
Je lui dit arrête, t’es folle
J’ouvris les yeux, c’était maman
Dépêche toi gros fainéant
Tu vas être en retard à l’école
Il faut te lever branquignol.


Bravo à vous pour cet écrit. Surprenant par la fin. J’ai écrit quelque chose avec une terminaison dans ce genre. J’ai bien aimé vous lire. Belle et douce soirée. Clémentine.
Merci Clémentine, j’ai déliré un peu, fantasme onirique…j’aurais bien sûr bien aimer faire une telle rencontre. La fin m’a été inspirée par une chanson de Brassens, “le Fantôme”.
Ma vie a été une suite de désillusions ! J’ai appris que le Père Noël n’existait pas, que les garçons ne naissaient pas dans les choux, que les filles ne naissaient pas dans les roses, qu’il ne fallait pas prendre ses désirs pour des réalités…
Pourtant, malgré cela, je persiste à vouloir rêver !
Où est ta forêt étrange ClaudeLougarou ? Je veux y aller et rencontrer ton Elfe si belle !
Et quand j’aurais atteint la plénitude entre ses bras, s’il te plaît, ne me réveille pas pour me dire qu’elle n’est qu’un fantasme de l’IA…
Pour trouver cette forêt il faut simplement s’endormir, et peut être trouveras tu le chemin, quant à l’Elfe elle m’a promis fidélité, mais il y en a d’autres, à toi de les trouver… mais attention, certaines sont de satanés polissonnes. Enfin, tu verras bien, mais c’est mieux que le Père Noël. merci pour ton retour
Belle évocation d’une rencontre avec la fiancée d’Highlander, je suppose…
J’ai aimé le tempo et cette fièvre qui monte doucement mais sûrement, et bien sûr cette chute magnifique et bien trouvée.
Hermano, merci pour ton commentaire, surement elle aurait pu connaître Highlander quelques siècles auparavant… Je fantasme souvent sur les êtres fantastiques, inaccessibles mais si réels si on veut les faire vivre.
Entre le rêve et la réalité, une histoire bien racontée.
Daniel.
Daniel,
Merci pour ton retour