Printemps en Picardie
Les promesses de la sève qui monte
La subtile palette des verts tendres
L’odeur puissante des premières tontes
Se livrent à qui ont su attendre
Sous les peupliers miroitant
Le soleil dans leurs feuilles d’argent
Se faufilent des rus cristallins
Gonflés par la pluie du matin
Dans les vergers, sur les larris
Les abeilles butinent les corolles
Des pommiers tout de blanc fleuris
Dans des océans d’herbes folles
Le blé pousse à perte de vue
L’orge précoce aux barbes moirées
S’illumine le soleil venu
Ondoie mollement sous les risées
La nature en tous lieux s’affaire
Se couvre de végétation
Abandonne son habit d’hiver
Et prépare la nouvelle saison

Voilà un poème simple et agréable à lire !
Ton« Printemps en Picardie » est un éloge poétique de la patience (« pour qui ont su attendre ») et de la renaissance. Par sa justesse descriptive et son lexique du terroir, il offre un regard tendre et contemplatif sur la beauté simple mais spectaculaire des campagnes du Nord de la France.
une douceur qui enveloppe ton écrit d’entrée comme sur la fin. La Picardie et ses roses, les pommiers fleuris. Un bon moment de lecture. Clémentine. Bravo à vous.