C’était un homme, un poète,
un beau parleur.
Au creux de l’oreille,
il me couvait de vils mots,
masqués d’un « 𝓳𝓮 𝓿𝓸𝓾𝓼 𝓪𝓲𝓶𝓮 »
en guise de point.
Ceux-là se tarissaient en pleurs
dans mon édredon tout de satin,
bientôt chassés
par mon grand cœur
et son sourire charmeur.
C’était un homme, un poète,
sans doute un peu seul dans sa tête.
J’aimais ses quatrains,
ses tercets,
et la beauté de ses haïkus.
Ils racontaient tous l’Amour
avec un grand A,
l’idylle,
pour une âme fluette.
Hélas fut-ce une nuit,
son Amour à mes yeux
n’était plus que touche-à-tout.
C’était un homme, un poète,
un vagabond ;
un menteur de contrefaçon,
en toutes saisons.
Je l’aimais au printemps,
il renaîtra en été,
pour une certaine :
Dame De Jouvencé.

Il y a une suite peut-être ?
J’ai aimé cette évocation teintée de tellement de simplicité et de vérité que je me sentais moi-même sous l’édredon en satin !
C’est joli, c’est frais, c’est “naturel”, et c’est donc touchant pour moi.
Toutefois, je ne comprends pas bien la dernière strophe et je ne la trouve pas vraiment nécessaire. Mais ce n’est que moi !
J’écrirais plutôt “masqué” au pluriel : “masqués”, puisqu’il me semble qu’il s’agit des “vils mots”. Mais c’est peut-être le poète qui est masqué ?
Oh demoiselle ! méfiez-vous des beaux parleurs.
Ce n’est pas nouveau, et pourtant beaucoup d’entre elles, tombe dans le panneau ! Cette poésie pleine de fraîcheur exprime bien le drame qui souvent frappe le cœur féminin.
La nature est ainsi faite, les mâles se présentent sous leur meilleur jour aux femelles pour un accouplement souvent éphémère.
Donc je me répète : un texte impeccable qui touche le cœur et l’esprit.
Quelques questions.
Pourquoi le titre 4/12/2025 ?
Et qui est cette fameuse Dame De Jouvencé ?