Cher enfant,
Toi qui n’es pas né,
Toi qui ne naîtras peut-être jamais,
Toi comme une version de moi.
Petit cœur, je te rencontrerai,
Quand mes plaies seront fermées,
Quand j’aurai appris à aimer,
Quand je saurai pardonner.
Fille ou garçon, quel est ton nom ?
Quelle sera ma transmission ?
Ma maladresse, mon impatience ou ma vision ?
Mes échecs, mes peurs, mes blessures… les porteras-tu ?
Et si tu viens un jour,
Sens-toi libre d’être,
Libre de vivre sans détour,
Libre de voir derrière cette fenêtre.
Mais si nos chemins ne se croisent pas,
Tu demeureras pourtant en moi,
Comme une pensée qui me fait sourire,
Comme un souffle qui m’incite à vivre.

C’est une bonne idée d’écrire à celui qui n’est pas né !
Mais lequel ?
Quand on pense aux milliers d’êtres en gestation chez les femmes et surtout chez l’homme, le choix est difficile.
Je considère donc que cette lettre s’adresse au fœtus.
L’auteur de la lettre est-il une un homme ou une femme ?
La femme est plus près de l’être en gestation, mais rien n’empêche un homme de communiquer avec le résultat d’un de ses spermatozoïdes…
Je pense que le lecteur fera son choix…
L’échographie gâche la surprise d’autrefois !
Une version de moi ? Les aléas de la génétique mettent à mal cette idée !
Tout cela est bien matérialiste ! L’auteur nous entraîne dans la symbolique
Autrice ou auteur de ce joli poème, fais-toi connaître ! Comme cela m’est arrivé parfois le site a omis ton nom.
Comme Loki je trouve que l’idée est excellente de s’adresser a son futur enfant, même s’il reste hypothétique. J’y sens comme une façon de défier la mort “Quelle sera ma transmission ?”, d’invoquer un futur que l’auteur ne se sent cependant pas encore tout à fait prêt à accueillir.
Le transmission de la vie s’espère mais ne se calcule pas, rien ne peut se prévoir. Une merveilleuse prise de risque.
Merci pour cette interrogation essentielle.
Bravo pour ce joli poème qui me rappelle une chanson de Maxime le forestier “mon frère ” , qui lui aussi fut un espoir.