Cher enfant,

Toi qui n’es pas né, 

Toi qui ne naîtras peut-être jamais,

Toi comme une version de moi.

 

Petit cœur, je te rencontrerai,

Quand mes plaies seront fermées,

Quand j’aurai appris à aimer,

Quand je saurai pardonner.

 

Fille ou garçon, quel est ton nom ?

Quelle sera ma transmission ?

Ma maladresse, mon impatience ou ma vision ?

Mes échecs, mes peurs, mes blessures… les porteras-tu ?

 

Et si tu viens un jour,

Sens-toi libre d’être,

Libre de vivre sans détour,

Libre de voir derrière cette fenêtre.

 

Mais si nos chemins ne se croisent pas,

Tu demeureras pourtant en moi,

Comme une pensée qui me fait sourire,

Comme un souffle qui m’incite à vivre.