Ombre couchée
Sur mon clavier usé
Où l'encre s'est effacée,
Mon cœur plombé
Par une idylle qu'a craqué
Par une poésie qu'est fêlée,
Avec une couronne sur une croix
Qui hurle sans voix.
Appel gommé,
L’esprit damné
Le filon qui est en panne,
Flamme qui fane,
Dans un vide total
En cendres fatales.
Lorsque les ondes profondes
Sont à moins d'une seconde.
Mais dans les mains du soleil
On était deux pour se faire la belle
Et toute la douceur
Dans
tes bras de cœur
Était un pur bonheur.
Mais nuit sans faute,
L’ombre a rampé
Où tout est clos,
Des pleurs figés,
Pleurs sacrés
De ton départ
Rire de calvaire,
Muse dépressive.
Des mots pendus
Chair disparue
Débris effacés
L’âme éclatée
Sur le ton des remords
Ta beauté, puis la mort
Ta beauté, puis la mort.