Dans la forêt ocre, où dort un crépuscule sacré,
Je marche, ivre, sur un rêve aux lueurs infinies.
Le vent d’automne, en plainte désenchantée,
Fait ondoyer l’âme et la chair de ma jolie.
Un feu brûlant s’éveille en ma mémoire,
Le récit du jour s’endort dans ton regard.
Ta grâce douce est promesse illusoire,
Je ne fais qu’effleurer l’ombre d’un espoir.
Puis tout s’efface, fugace est la lumière,
Et ton visage s’évanouit, tel un univers,
De mots perdus au fin fond du firmament.
Pourtant, au cœur de cette nuit profonde,
Je sens vibrer un serment de ton monde,
Un feu sacré, qui vit en moi, éternellement.

Bonjour Pat.
Ton poème m’a beaucoup touché. Il est à la fois beau et très mélancolique.
Dès le début, on se sent perdu avec toi dans cette “forêt ocre”, comme si tu marchais seul dans un rêve d’automne. C’est l’ambiance parfaite pour penser à quelqu’un qu’on aime et qui n’est pas là.
J’ai trouvé que tu décrivais très bien la douleur de l’absence. On sent que la personne que tu aimes est une “promesse illusoire”, quelque chose qui t’échappe. Dans les vers du milieu, quand “tout s’efface” et que son visage disparaît dans les étoiles, on ressent vraiment le manque.
Mais ce que j’ai préféré, c’est la fin. Même si elle s’en va, tu dis qu’il reste un “feu sacré” en toi, qui dure “éternellement”. C’est ça qui est beau : malgré la tristesse, l’amour ne meurt pas, il devient une force qui te porte.
C’est un très beau poème qui parle de ce qui reste quand tout s’en va. Merci de l’avoir partagé.
La forme du sonnet convient parfaitement à cette évocation poétique de l’absence de l’être aimé, doucement rêvé.
Un très beau vers “Le récit du jour s’endort dans ton regard”
Puissante et jolie façon de dire l’effacement du quotidien dans le rêve amoureux.
Un grand merci Pat
Bonjour Gilbert,
Oui tu as tout à fait raison, il y a un manque profond de l’être aimé qui parcourt tout le long du poème.
Désillusion, promesse illusoire sont évoquées sur le chemin de l’amour au conditionnel.
Je laisse une part d’un feu éternel qui vit en moi à perpétuité.
Merci que tu es apprécié avec autant d’intérêt ce texte.
Bien à toi.
Pat
Bonjour Chamans,
Merci infiniment pour cette lecture si attentive et généreuse. Je suis heureux que la forme du sonnet et ce vers :« Le récit du jour s’endort dans ton regard », t’aient touché.
C’était bien cette idée d’effacement du quotidien dans le rêve amoureux que je voulais saisir.
Merci pour ta sensibilité et ton encouragement.
Bien à toi et mes amitiés poétiques.
Pat.