Ma voix, ma voix, où est passée ma voix ?
Je ne sais plus, je ne sais pas, pourquoi elle n’est plus là.
Elle m’avait tout donné, le bonheur d’exister,
Et puis elle est partie, me laissant démuni.

Ma voix, ma voix, où est passée ma voix ?
Sans elle, je ne sais pas où me mènent mes pas.
Elle m’aidait à tout dire, mes douleurs sortir
Avec une chanson, d’une belle façon.

Ma voix, ma voix, où est passée ma voix ?
Celle en qui je croyais, qui m’avait tout donné.
Je chantais mes blessures et soignais mes fêlures,
Elle me donnait la joie quand je chantais pour toi.

Ma voix, ma voix, où est passée ma voix ?
Un autre chantera, ce ne sera plus moi.
Les mots de mes chansons, vont pouvoir exister,
Pour dire qui je suis, en toute liberté.

Ces poésies chantées ne sortiront jamais,
prisonnières enfermées, dans ma gorge fêlée.
Je ne chanterai plus, attendant le salut,
Les entendre chanter, m’apporte un peu de paix.

                                                                  Gilbert