En bas de l’affiche
Le grand Charles, au sommet de l’affiche, a brillé,
Comme en bas de l’affiche Oxmo s’est surpassé
Eddy fond pour des yeux menthe à l’eau-thentique.
Et même si on est pas au sommet des chroniques
Nous explorons la perspective où passe la lumière,
Où nous partageons les pensées les plus fières
Où les paroles des rues chahutent l’univers,
Kery a fait de son Rap une forte protestation.
Même en bas de l’affiche, frère, fort restons ,
Loin des faux-semblants, du confort à illusion
En bas de l’affiche, dans l’ombre des projecteurs,
Tu te demandes quand viendra notre heure,
À notre propre vision de l’art, de la création,
Malgré les chardons, malgré les complications.
On traverse le charbon, la lumière s’appelle ‘’lointaine’’,
Dans ce monde empli de larmes de sang, de peines,
Nous marchons avec de la haute fidélité.
On est du vrai-semblant, du bon-fondé,
Fake news, complotistes, illusions à l’hosto
Soyons brave, soyons sincères et originaux,
Vivons, illuminons nous à la Arthur Rimbaud
Même si de son art, il a abandonné son audace,
Vivons, on peut libéralement se faire une place.
Go go, tes mots résonnent comme une mélodie,
Même si ton désespoir compose une symphonie
Triste, nos éclats floraux avec force, éblouiront,
On aura le goût d’ y planter des constellations
Qui sont alimentées par nos rêves à question !
Continuons de suivre le ‘’ feu-folie’’ avant-coureur,
Laissons nous guider par le culturel baroudeur ,
N’ayons pas peur de nous tromper, ni de tomber,
Vu que nous nous relèverons ; nous culminerons
Alors n’abandonnons jamais nos rêves nos idées
Même en bas, en bas de l’affiche nous brillerons,
Même en bas, en bas de l’affiche nous brillerons.

Merci, Patkanéka, pour ce poème à la hauteur de tout vrai artiste qui se respecte. Je le ressens comme une ode à la création, sans concession ni découragement. Tu cites aussi Oxmo Puccino, que j’adore, et Kery James pour son rap politique, engagé, et ses actions sociales qui forcent le respect. Merci encore. J’ai été très touché. Si tu le permets, je vais imprimer et encadrer ton poème pour l’accrocher dans ma salle de répète.
Je suis heureux de voir que des gens comme toi commente mon poème.
On est sur la même longueur d’onde et ça me fait Vraiment, vraiment plaisir.
Il n’y a aucun soucis tu peux encadrer et disposer de ce texte comme bon te semble.
Ça n’a pas l’air comme ça mais c’est un poème que j’ai beaucoup travaillé.
Merci Gilbert de t’être intéressé et d’être touché par cet écrit qui me tient à cœur …
Bonjour PatDeka et bienvenue !
J’aime beaucoup ton poème plein d’énergie, d’espoir et de rythme. On entend presque la musique de rap derrière !
Je suis bien certaine que tu l’as beaucoup travaillé et que la poudre magique de l’inspiration ne t’est pas tombée dessus sans effort (en réponse à ton commentaire “ça n’a pas l’air comme ça”). Il y a des allitérations (charbon / chardon), des homophonies (vrai-semblant), des néologismes poétiques (feu-folie)
J’aime bien le mélange rap, Eddy et Rimbaud, le grand Charles (Aznavour à cause de l’affiche? J’ai cru qq secondes que c’était Ray Charles ou le Général ;-). Pourquoi cloisonner ? Les artistes se nourrissent de ce qui a été fait avant eux.
J’aime bien aussi l’idée qu’on puisse briller aussi en bas de l’affiche, dans ton poème, on avance, on se reléve, c’est tonifiant ! Je ne sais pourquoi, ça m’évoque la tribu de Dana: il ne restait qu’un seul guerrier après la bataille, mais aujourd’hui il a reconstitué la tribu à la force du poignet avec l’aide de ceux et celles qui restaient. Un mélange de slam et de musique celtique (si, si, c’est possible!), spécial dédicace pour toi : https://open.spotify.com/intl-fr/track/64gCM9yZv2jpNflclKUnXu?si=3eeac5da9a9e429b