De nos recherches vaines à tant de points de vue,
chacun à son esprit se pense parvenu.
Parlant la même langue on ne se comprend plus.
Quelque chose est cassé, le retour est exclu.
Pour une heure, pour un siècle,
Quelle est la différence ?
Le soleil de mon âme transcende l’apparence
de nos jeux innocents, de nos rires espiègles.
Des souvenirs fugaces comme des écheveaux,
nous reste les moments où nous étions complices.
Sans paroles de trop, à deux sur le vélo,
Certains que d’être à deux, de tout nous affranchisse.
Pardonner les erreurs, pardonner les faux pas,
tout cela prend du temps et de la résilience.
Plus le lien est puissant, il n’y a plus débat,
Enfermé, consumé dans cette mésalliance.
Trente ans se sont passés, nous nous sommes revus,
et nous avons pleuré, nous serrant dans nos bras.
Nos âmes libérées et nos esprits confus,
Sans parole de trop, nous étions toujours là.
Gilbert

Gilbert de quelle mésalliance veux-tu parler ?
· Alliance par mariage entre deux personnes dont l’une est jugée de condition inférieure.
· Alliance inappropriée (en particulier en ce qui concerne le mariage)
Quoi qu’il en soit, dans la vie rien n’est jamais définitif !
Une chose m’étonne, pourquoi le génie algorithme du site a associé ton poème à ma nouvelle intitulée “L’homme qui croyait qu’on lui avait volé son âme”
Mon très cher Loki. Comme à ton habitude, tu coupes les cheveux en quatre, mais c’est ce que j’apprécie le plus chez toi. Tu oublies le sens figuré, l’image poétique, cette porte fermée que tu ne peux ouvrir. Ton esprit cartésien, qui fait le grand homme que tu es (ta vie professionnelle et tes deux romans le prouvent), te limite dans la complétude. (Et je ne parle surtout pas de complétude mathématique. Je parle d’être complet en esprit. Tu ne vois pas le sens caché, les mots non dits, le ressenti.)
Je te donne la définition de mésalliance de mon IA : Mésalliance désigne avant tout une union par mariage entre deux personnes de conditions sociales ou de fortunes jugées trop inégales. Au sens figuré (et actuel), il s’agit d’une association, d’un mélange ou d’une union jugée inadaptée, mal assortie ou incompatible. C’est l’idée d’une mauvaise alliance qui ne convient pas.
C’était une alliance sans alliance de deux personnes de conditions sociales et de fortune jugées trop inégales. J’étais très ami avec un garçon, Laurent, dont les parents étaient très riches. Nous étions très proches, plus que des frères. Avec le temps, il s’est éloigné . Fidèle à mon caractère , j’ai voulu avoir une explication. Il m’a clairement dit qu’il ne pouvait pas être ami avec un travailleur manuel. Actuellement, il travaille à la banque Barclays à Monaco. Il roule en Aston Martin, il me l’a fait essayer, mais je préfère mon fourgon 🙂 Nous sommes de nouveau en contact et nous nous appelons souvent.
Je te remercie Loki pour tes commentaires toujours pointus qui m’obligent à approfondir mes propos et je suis content que l’algorithme nous ait associés, bien que je ne comprenne pas non plus pourquoi.
Tu as raison, Gilbert, je coupe les cheveux en quatre ou encore, on peut dire aussi que je suis à un empêcheur de tourner en rond. D’ailleurs on me reproche souvent d’être trop curieux. Dans l’esprit de ceux qui me font ce reproche, c’est un défaut. Mais ce “défaut” que je considère moi comme une qualité m’a permis d’avancer dans la vie.
Je reconnais aussi que je suis incomplet dans la mesure où je suis handicapé au niveau de la poésie et de la musique, je le regrette. Je l’ai indiqué dans plusieurs de mes commentaires ! Je compense ce manque de sensibilité par une imagination débordante ce qui semble antinomique avec l’esprit cartésien que tu me prêtes.
Mais cette curiosité a eu au moins un avantage de t’obliger à révéler la genèse de ta poésie que mon manque de sensibilité m’empêchait de percevoir
Je peux maintenant mieux percevoir le drame personnel que tu as voulu évoquer ! Merci
Bonjour Gilbert,
Votre poème intitulé « Mésalliance » explore avec une grande sensibilité la fracture entre deux êtres autrefois unis par une amitié profonde, mais séparés par les conventions sociales et le passage destructeur du temps.
Les vers, d’un classicisme limpide, traduisent le désenchantement moderne malgré la « même langue », la compréhension mutuelle se perd.
Pourtant, au cœur de cette rupture, persiste une lumière, celle du “soleil de l’âme” qui transcende la distance et réconcilie, dans un dernier mouvement, les deux anciens amis.
Un poème poignant qui m’a exprimé une histoire, une expérience d’humanité, transformée en poésie.
Merci à vous pour ce poème qui est d’une bienveillance blessée mais capable de pardon.
PatKadéka
Pat / Patrice
Je te remercie, Patkanéka, pour ton commentaire. Ce poème me trottait dans la tête depuis un moment, car c’est un pan de ma vie important pour moi. Sans vouloir trop en dire, je n’ai pas eu le choix que de tout expliquer face aux questions de Loki l’empêcheur de tourner en rond, comme il aime le rappeler, ce qui ne me déplaît pas en fin de compte 🙂 J’ai aussi hâte de te laisser un commentaire sur ton poème “Le Bas de l’affiche” que j’ai adoré. (Je me permets le tutoiement, car il me semble qu’entre personnes qui se livrent autant dans leurs poésies, le vouvoiement devient trop protocolaire.)
@PatKadeka : Oh ! Je ne savais pas que c’était toi qui étais derrière GhatGPT ! 🙂
@Gilbert : je n’aurais pas dû lire les commentaires, j’aurais dû rester dans l’imaginaire suscité par ce poème. Je me demandais s’il s’agissait d’une amoureuse ou bien d’un ami…
J’avoue ne pas bien comprendre les 2 premiers vers et cette première strophe reste difficile pour moi, ensuite je trouve que “ça coule mieux”. Peut-être est-ce que cela vient de la recherche de la rime ?
Au passage, je rappelle que si l’on veut compter les pieds : https://www.scribblab.com/outils/syllaber
Qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié, la suite du poème me parle bien davantage et m’embarque, plein de nostalgie, sur ce vélo si touchant de vérité.
Je me dis que les 3 dernières strophes feraient à elles seules un bien joli poème, en les écrivant de la fin vers le début. Je m’explique :
Trente ans se sont passés, nous nous sommes revus,
et nous avons pleuré, nous serrant dans nos bras.
Nos âmes libérées et nos esprits confus,
Sans parole de trop, nous étions toujours là.
Pardonner les erreurs, pardonner les faux pas,
tout cela prend du temps et de la résilience.
Plus le lien est puissant, il n’y a plus débat,
Enfermé, consumé dans cette mésalliance.
Des souvenirs fugaces comme des écheveaux,
nous reste les moments où nous étions complices.
Sans paroles de trop, à deux sur le vélo,
Certains que d’être à deux, de tout nous affranchisse.
Décidemment, l’algorithme des articles similaires n’en a que pour Loki ! 🙂
Alors, pour finir, je dois dire que ton commentaire explicatif sur la gestion des différences me rappelle un peu un vécu personnel que j’avais raconté ici : “Pauvre Daniel“.
Sans mésalliance toutefois, mais avec le droit à la différence.
Oui, oui, je vois. Tu procèdes comme la Pythie de Delphes !
Dans les deux premières strophes tu délivres ton message plutôt obscur voire incompréhensible, puis tu laisses ensuite les prêtres du temple (encore toi) en fournir en vers une version plus accessible au commun des mortels (moi). 🙂
Je ne saurais te reprocher le procédé d’écriture que tu décris, car c’est souvent celui que je mets en oeuvre moi-même : je rumine pendant quelque temps et finalement j’écris le texte tout d’un coup, comme animé d’une pulsion, faut que ça sorte ; ensuite, j’ai beaucoup de mal à y revenir pour changer quelque chose.
D’autres fois, j’aime bien aussi peaufiner, peaufiner, peaufiner, mais c’est pour moi un tout autre exercice, que je trouve bien sûr contraint et assez artificiel (pas naturel). Les deux façons sont dans la nature, et à chaque auteur ses envies et ses méthodes.