A peine
On l’effleure
Qu’elle se referme
Avec son franc parler
Elle égratigne les égo
A juste titre
Il faut chercher
Derrière le miroir
La face cachée
De ce beau masque
Cette porcelaine sensible
S’impressione
Au moindre
Faux mouvement
Elle pleure en son particulier
Elle abhorre les non dits
Et cultive
Le vrai, le beau
L’amour rouge foncé
Méfiez vous de trop l’appréhender
Vous aventurer à la toucher
D’un doigt léger
La caresser
D’un clap sec
Elle ferme guichets
Et tourne le dos aux fâcheux
Aux importuns
Maquille son geste
D’un rire perlé
Elle fut trop longtemps blessée
La sensitive
Au sourire tremblé.

Comme Ulysse…
De retour ?
Bienvenue !
Est-ce un auto-poème ?
Tanagra, le retour ! Heureux de te revoir parmi nous !
Elle fut trop longtemps blessée
mais qui la blessa ainsi pour qu’à son tour… ?
Comme Loki, je sens une sorte d’introspection “maquillée”,
et je ne sais plus comment on appelle ce processus d’identification à une chose ou un animal, ou un végétal, ou la métaphore qui associe l’humain à une plante, une chose ou un animal… ?
Merci, cela me donne plein d’idées !
Hermano
Non, il ne s’agit pas d’un autoportrait,mais du portrait de ma meilleure amie.
Bonjour Tanagra,
J’ai lu ton poème avec plaisir ;
plaisir de retrouver ton écriture
délicate, les images, les parallèles
entre humains et éléments végétaux ou animaux…
Il me semble que je peux assez bien imaginer
cette personne d’une sensibilité extrême…
Merci Tanagra.
Merci Nima
De ton hypersensibilité.
Pour mémoire, et pour répondre à ma propre question :
Cela me fait penser à ce texte que j’avais commis ICI
Merci Hermano pour ces quelques notions
de langage littéraire !
Elles me manquaient notamment en écrivant le commentaire du poème de Tanagra.
Cinq ans déjà !
Hermano j’ai relu avec émotion ce poème sur le poireau.
Quelle sensibilité dans cette métaphore végétale que finalement je renonce. Aujourd’hui pas de soupe aux poireaux, je vais faire une soupe au cresson…🥲
Tanagra, je suis vraiment très heureux de te relire.
Surtout avec ce poème plein de finesse et de sensibilité.
Tu dis qu’il s’agit d’une de tes amies. Quel talent ! Je suis admiratif de cette métaphore qui permet d’explorer le caractère de la personne en une délicate poésie.
“Maquille son geste
D’un rire perlé
Elle fut trop longtemps blessée
La sensitive
Au sourire tremblé”
C’est très beau !
Chamans,
Ce compliment, venant de ta part me remplit de joie.
Merci de ton empathie.