Dans ma salle de bain
Face à ma glace
J’étais serein
Le menton tendu
Mon blaireau ne cessait de repasser
Sur ma peau poilue
Jusqu’à-là, j’étais détendu
La crème à raser
Affirmait un plus : enrichi à l’huile de palme
Mais depuis hier soir, j’ai perdu mon calme
Car je sais maintenant
Que, par mon geste matinal, je tue les orangs-outangs
Les palmiers anéantissent inexorablement
Les forêts de mes congénères
Je dois plutôt dire mes frères
Nous avons tout en commun
Leur demain
Sera notre après-demain…



Triste vérité ! Merci Loki pour ce petit rappel !!
Oui Loki, un texte utile dont je partage la préoccupation.
Exactement Loki. Nous détruisons, pour le profit et nos intérêts. Nos arrières petits enfants n’ en saurons peut être pas plus sur l’orang-outang que nous sur le Dodo.
Excellent Loki ,
je me met à penser à un petit texte surprise sur un autre point de vue (a découvrir en novembre ?)