A l écoute de Karen Dalton,
Blues on the Ceiling
Au loin, le troupeau sur les collines autour du ranch.
Les hommes autour du feu de camp.
La fille danse dans la lueur des flammes. Il l’accompagne à la guitare.
L’air est chaud dans la nuit.
La voix s’élève, ronde et cadencée, une voix couleur de miel d’où monte la plainte et le rythme du blues. Elle chante l’espoir de l’avenir, le soleil qui pointera demain, l’amour de son homme ou d’un enfant parti au-delà des collines, vers l’ouest ou vers les terres du Sud.
Nostalgie du cœur.
Voyage des mots sur la guitare et dans l’âme.
Cascade qui s’écoule, se déverse et rebondit dans l’éclatement des mots, tel le crépitement d’une flambée dans le soir.
Initié en atelier d’Écriture a Laudun. GARD.

Je suis avec vous autour du feu à écouter karen Dalton ! Quel bonheur ces petits moments de plaisir !!
Merci Carinne, oui chaud au cœur.
Tout y est : la saudade et le flamenco, la chaleur de l’été, l’odeur du feu de camp, le son de la guitare, ce corps qui danse.
Merci Chrisdottir, pour cette atmosphère. Atmosphère… 🙂
Atmosphère qui me rappelle ce texte écrit il y a longtemps : https://oasisdepoesie.org/?s=Zinga
ou aussi ce petit texte d’atelier, écrit au son de la guitare :
Dans la chaleur sucrée du soir un cortège passe sur le sable. C’est moi qu’on enterre, moi le fugitif, l’exilé, le désespéré.
Une envolée de nuages occulte un instant l’horizon, des dentelles gris-bleu effilochent le ciel orange.
La troupe avance dans une noblesse retenue.
Soudain, couvrant le bruit de la mer, un chant déchiré, profond ; une voix fêlée s’allume en expirant son canto.
Ils me portent, ils me portent loin. C’est le calme, la paix du soir, au jusant de ma peur.