Nous sommes nés du Chaos, entité primordiale,

Ni le bien, ni le mal, sans préceptes moraux.

Cette force primale, enfant de l’entropie,

qui indirectement, nous donne aussi la vie.

Notre esprit est sa proie, ou combattent sans cesse

une pulsion de vie et une de la mort.

Maelström incessant, tempête émotionnelle,

Ne sachant décider, croyant faire des choix.

Mais Thanatos veille à brouiller nos émois.

Plus jeune, je savais, j’avais des certitudes,

Et maintenant, je sais que je ne saurai rien.

Mais l’être humain est jeune, il a encor le temps,

Si la pulsion de mort ne gagne pas avant.

Et peut-être que Dieu a pu avoir raison

D’interdire ce fruit au couple primordial.

 Il y a aussi Zeus qui punit Prométhée

D’avoir donné le feu à l’homme désœuvré.

Tout est allé trop vite, l’homme n’était pas prêt.

 Nous voilà donc ici, et la technologie.

Ce que nous en faisons n’est que pure folie.

On nous marche dessus, sans sagesse et sans âme,

ne pensant qu’au profit et au bien matériel,

en ayant oublié tout le spirituel.

Demain est bientôt là, et je ne serai plus.

Je ne saurai jamais quel loup sera repu.
                                                                Gilbert

( l’histoire des deux loups est une parabole prétendument cherokee:
Un vieil Indien Cherokee enseigne à son petit-fils une leçon de vie. Il lui dit : “Un combat a lieu à l’intérieur de moi, c’est un terrible combat entre deux loups. L’un est le Mal – la colère, l’envie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, le ressentiment, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité et l’ego. L’autre est le Bien – la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. Le même combat se déroule en toi et à l’intérieur de chaque être humain.”
Le petit-fils y réfléchit un instant et demande à son grand-père : “Lequel des deux loups va gagner ?”
Le vieil Indien Cherokee répond simplement : “Celui que tu nourris.”)