Je m’adresse à toi,
car j’ai trop de choses en moi,
trop de questions qui se posent et s’imposent.
Tu me dis être déçu,
mais je te répondrai que
cette herbe apaise ma peine et ma haine.
Tu me diras sans doute que ce n’est qu’une illusion,
mais je te dirai que cette illusion
ne me rapporte pas de lésion fatale ou fatidique,
contrairement à toi
mais de la bonne foi.
Alors tu me diras que je raconte n’importe quoi,
mais je te dirai que tu ne peux t’en prendre qu’à toi.
J’irai alors me faire couler un bain chaud,
rempli d’émotions bavardes et malades.
Mais demain,
je reviendrai t’offrir mon aide,
et tu me rendras de la haine.
J’aimerais savoir comment apprendre à t’aimer
mais je crois bien que je suis condamnée à être la cadette.

Ce texte paraît s’adresser à un homme si j’en juge par l’usage du participe passé. Peut-être un père puisqu’il est finalement question de cadette qui paraît rejetée. Je me demande si elle l’est vraiment ou si c’est ce qu’elle ressent parce qu’elle aime cet état de désespoir.
Encore une manifestation de détresse mais dont les élements sont si personnels et si peu révélés que le texte reste encore un peu opaque pour moi.
Je voudrais faire une réflexion toute personnelle que tu n’es pas obligée de partager :
cela fait longtemps que je me dis (pour moi-même) que c’est plus facile d’exprimer la souffrance dans un poème que le bonheur ou la joie ;
mais faut-il vraiment souffrir, être un poète maudit, pour écrire un bon poème et toucher dans le mille le lecteur de passage ?
Voilà un challenge !
Qu’en penses-tu ?