La peur, oui, j’ai peur d’échouer.
Je l’ai vécue et je la subis toujours.
Peur d’oublier…
Oublier quoi ? Mon identité.
En vérité, j’ai peur de me rendre compte que mon erreur est la conséquence de cette maladie.
Difficile à croire, difficile à prononcer… je parle bien du nom.
Non pas que ton aide ne soit pas utile.
Je veux juste être normale.
Fuir les pensées morales,
car je me souviens que je ne peux guère m’éloigner de ça.
En vrai, c’est mon moi.
J’ai envie d’être comme eux.
Je veux juste réussir.
Mais je me sens enfermée,
dans l’impossibilité.
La réalité me parle
et elle me dit que c’est impossible.
J’y crois : je ne peux pas.
J’y crois : je ne peux pas guérir.
J’y crois : je ne peux pas sortir du gouffre dans lequel je souffre.
Le mieux à faire serait de me laisser aller,
subir le sort et disparaître.
Alors que j’exécute ce choix,
j’entends la voix du silence,
criant dans mon oreille.
Elle me rappelle que je suis seule,
que je parte ou non, je serai seule à tout moment.
Animée d’une haine pour la vie,
du haut de mon immeuble,
je regarde en bas.
Je vois mon concierge crier,
j’entends ma voix rire,
je vois mon corps se jeter.
Mon esprit voit une lumière.
Trop tard… mon âme sombre dans un noir éclatant.

Un texte bien sombre, comme un appel au secours.
Je me dis qu’il faut que j’y réponde, mais je ne sais pas trop faire cela.
Je ne sais, après avoir longtemps vécu et observé autour de moi, je ne sais qu’une seule chose, c’est que, comme nous le dit tranquillement le camarade Friedrich Nietzche “Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante“.
Et ça veut dire quoi, pour moi ?
Pour moi, cela veut dire : j’ai tellement observé chez moi et chez d’autres des états dépressifs (le chaos) que je sais qu’ils peuvent être suivis de lendemains radieux (l’étoile dansante). Alors, patience.
J’ai presque envie de prendre ces vers un par un pour en écrire le contrepied :
“La joie, oui, j’ai la joie de réussir / Je l’ai vécue et je la ressens toujours“.
Comme un soleil qui s’allume alors, qui va s’allumer j’en suis sûr, et ce n’est pas de la méthode Coué !
Evoquer Nietzche et la méthode Coué dans le même commentaire, qui dit mieux !? 🙂
une maladie comme Alztheimer fait peur certes, mais doit-on s’ôter la vie alors qu’il y a tant de traitements qui sont trouvés. Sure que pour les proches ce n’est pas facile à vivre. Mais l’espoir fait vivre et on détruit du même coup nos parents nos amis qui eux nous aimaient. C’est mon sentiment. Mais chacun décide de ses choix. Belle et douce soirée. Clémentine.