Dans le soir qui descend sur la plaine.

Je laisse enfin glisser ma peine.

Les larmes ruissellent sur mes joues.

Comme un robinet qui doucement coule par à-coups.

 

A cause d’une photo.

Tout mon univers s’écroule tout à coup.

Un album sorti d’une vieille malle m’a mise K.O.

Et, les vannes se sont ouvertes subito.

 

Comment ne pas se souvenir.

Des flash back se dressent en devenir.

Mon cœur brisé saigne avidement.

La flamme s’est rallumée rapidement.

 

Un trésor enfermé au grenier.

A délivré subitement ses secrets.

Le passé refait surface.

Mon sang se refroidit et se glace.

 

Tous ces baisers au creux de l’oreiller.

Cet univers de tendresse déborde et me fait pleurer.

J’entends le bruit des bateaux sur le port.

Et ta voix dans le fond qui m’interpelle si fort.

 

Que les souvenirs sont infames.

Il me rappelle que brûlait cette flamme.

Je t’aimais, tu m’aimais.

Et, puis tout à coup cet odieux silence qui se fait.

 

                  C.Valauren (27.05.2026)