Etendu sur le sol de la clairière.
Le regard tourné vers la lumière.
Il dort sur le sol nu de l’hiver.
Que fait-il là alors que résonne la guerre.
Les rayons percent son gilet ouvert.
Sur sa chemise tachée de rouge vermeil.
Le soldat semble dormir d’un paisible sommeil.
Mais le corps semble immobile et offert.
Souriant d’un rictus à la lèvre.
Quelle merveille a-t-il pu voir en s’endormant ?
Il semble apaisé et serein maintenant.
Dans le froid et la raideur de l’hiver.
Il s’est endormi la chemise tâchée de sang.
C.Valauren (01.08.2025)

Bienvenue Valhauren !
Mes compétences en poésie ne me permettent pas de juger la structure de ta poésie, mais ma sensibilité me permet d’apprécier la sensibilité de tes vers. Il m’émeuvent…
Arthur Rimbaud a écrit son texte en 1870, malheureusement il est encore d’actualité. Je pense à l’Ukraine…
Une faute de frappe a rectifier serin–>serein
Je dis comme Loki, et même plus …
Joli pastiche mais pourquoi ne pas avoir conservé la structure du sonnet de Rimbaud (4+4+3+3) ?
À toutes fins utiles je rappelle que les rimailleurs que nous sommes peuvent compter leurs pieds ici : https://www.scribblab.com/outils/syllaber
Tiens, cela me rappelle que j’avais aimé faire un pastiche de l’Albatros de Baudelaire :
https://oasisdepoesie.org/textes-dauteurs/poemes/hermano/pastiche-le-merinos/
texte pour lequel, d’ailleurs, Syllaber m’avait permis de produire des alexandrins parfaits ! 🙂
Tu ne recules devant rien CValauren, il fallait oser ! Et malgré cela comme Loki ton poème m’a touché. Dans notre petit confort quotidien nous avons peine à imaginer qu’aujourd’hui meurent des soldats. Moi aussi je pense à la guerre en Ukraine.