On est censé appeler ça une bonne nouvelle, mais moi, j’appellerais plutôt ça une mauvaise nouvelle… ou peut-être bien une maladresse. Pourtant, je m’adresse à toi. Oui, toi, toi qui dis m’aimer, toi qui dis ne voir que par moi, toi qui dis ne pas pouvoir vivre sans moi.

Je me retrouve sans voix, la gorge serrée, car ma poitrine n’est pas assez grosse, ma peau pas assez lisse, mes cuisses pas assez fines. Pourtant, moi, je me trouve très fine et j’aimer mon profil. Tu voulais simplement me découvrir.

J’avais du mal à m’ouvrir, mais je l’ai fait. Je l’ai fait en pensant te suffire, mais j’ai tout simplement fini par souffrir et à ne plus jamais m’ouvrir. J’ai tout fouillé, j’ai tout trouvé, et maintenant, c’est mon mal-être qui se retrouve enfoui.

Je fuis, car maintenant ce sont mes émotions qui fuitent. On en avait déjà parlé, tu connaissais mon ressenti, mais tu as continué à regarder ces filles parce que tu t’en fiches.