Sur l’absence sans désir,
il y aurait tant à dire.
Quelle vie pourrait suffire
à compter tous ses délires ?
Viens, poses ici tes déboires, tes déceptions par trop d’attentes exigeantes.
Regarde, là où tu te croyais bien. Ah oui, une belle personne !
Et pourtant… Qui n’a pas souffert, qui n’a pas ragé autour de toi ?
Qui n’est pas passé de joies en déconvenues ?
Alors à présent demande-toi :
Quand me suis-je vraiment arrêtée pour contempler ?
A quel instant mon cœur a-t-il vibré ?
Qui m’a émerveillée, éblouie, fascinée ?
Comment je me suis sentie quand j’ai aidé, soutenu, encouragé ?
Mais lorsque le silence s’installe, plus fort que tout, sans dépit, sans rage.
Quand il n’y a vraiment plus rien, rien.
Crois-tu que maintenir puisse faire moins souffrir ?
