Porte drapeau

 

Au plus profond de toi-même cherche la flamme

Cette mèche incandescente qui brûle en toi

Mets en évidence ta passion de toute ton âme

Sous le vent grotesque de la meute qui aboie

 

Ironise sur la sombre moquerie des débilitants

Aux esprits clos miteux et sans partage

Trempe ta plume dans l’encrier du temps

Et écris toutes les décrépitudes sur ta page

 

Savoure avec ardeur sereinement les matins tièdes

Dans la douceur innovante du néon patient

Fais figure de porte drapeau sur la corde raide

Des embûches constantes de la perfidité des gens

 

Éteins les torchons qui brûlent entre les ignorants

Qui ne connaissent que les armes pour paroles

Hausse le ton dans les nues des incompétents

Donne leur un instant de l’empathie dans leur jeu de rôle

 

Dénoue les cordages usés du temps alangui

Qui subissent l’inconstance des humeurs du vent

Souffle dans les voilures aux néfastes théories

L’odeur nauséabonde des ourdis latents

 

Mouille tes lèvres à la source de tes envies

Comme le soleil boit la tasse sur l’horizon en flamme

Apporte ta petite touche novatrice de colibri

Dans ce monde fantasque dépourvu de charme

 

Tourne les ailes des moulins de la paresse

Des œillères cupides des sectaires ombrageux

Accroche leur intelligence obtue aux cerfs-volants en liesse

Regarde leur vol éphémère sourire aux nuages gracieux

 

Écris des mots bleus dans leurs partitions au langage funeste

Apporte de l’eau limpide aux abreuvoirs taris

Aère la liberté étouffée par leurs tendancieux manifeste

Alors pour tout cela des barrières seront franchies

 

La victoire est au bout de ton acharnement

Par tes mots, la sagesse de ton auguste vécu

Si à tes idéaux un jour tu leur mens 

C’est une partie de ton âme que tu auras perdue