Sur ta tige, tu éblouis les marais de ta robe violette.
Près des nénuphars tu poses ta voilette.
Et, te montre nue aux regards des passants voisins.
Ceux-ci font des ronds dans l’eau comme des souverains.

Douce et apprêtée près du ruisseau.
On entend à tes côtés le doux chuchotis.
Ton destin est de courte durée.
Mais tu resplendis de tes couleurs mordorées.

Près de là, dans une étreinte l’amoureux presse sa dulcinée.
Sur l’eau on voit scintiller les rais du soleil de juillet.
Les passants errent à travers les allées du château.
Magnifique vestige du passé qui se reflète dans l’eau.

Je frémis en pensant à tous ces souvenirs.
Mais d’un même écho, tournons nous vers l’avenir.
Notre destin est entre nos mains.
N’attendons pas demain.

                                                                                                                C.Valauren