Temps malade

temps qui s’échappe
d’un boulier rendu malade
forcé de plaire
aux velours des songes

asticot sans espoir
ni but
ni motivation
roulé dans la farine
des dogmes brisés

chaque train
que l’on emprunte
se taille un vaisseau
de chair restituée

illettrisme
du sens
qui s’envole
s’étiolant
au vent sec
des grands pins

remise des pendules
aux demi-heures
sans émettre de lumière
sur mon rituel