Je sens une présence
Un châle soyeux jeté
À mes épaules
Comme la course d’une étoile filante
Dessine au ciel
Des arabesques
Fils d’ange
Un doux spectre
M’envahit, me hante
Me foudroie
Quel est ce trouble
Qui m’agite
Roses poudrées
Et magnolias
Cœurs ancrés
Sous les galets la foi
Il y a longtemps déjà
Au firmament
Se nichait notre amour
Ne reste désormais
Qu’un souvenir ténu
D’heliotrope, musc et santal
Semé de jasmin
Parfums figés d’autrefois…

Nostalgie d’un amour passé révélé par un fantôme au châle de soie parfumé de parfums oubliés? Joli texte teinté d’une légère touche de surréalisme.
and a long long way from my home…
Joli poème plein de nostalgie où tout reste vaporeux et où je me laisse envelopper par ces anciennes odeurs tellement prégnantes et qu’on n’oublie jamais.
Beau et émouvant !
Et toujours les fleurs qui donnent à la tristesse leurs couleurs et leurs parfums pour cette évocation poétique d’une douloureuse absence.
Tanagra c’est toujours un immense plaisir de te lire.
Claude Lou Garou,
Merci de ton passage, senteur nostalgique lorsqu’il y a des tilleuls en fleur sur la place, toujours à la même place…
Hermano, l’éther est mon jardin secret
Les brumes et l’ombre mon paradis
Ah l’odeur de terre mouillée juste après la pluie !
Merci Chamans,
Les magnolias de mes seize ans
Les lilas d’Australie de mes dix sept ans..