Chapeau de paille sous les fruitiers
Une poignée de cerises cueillie
Déposée dans un canotier
Elle est par l’Eté accueillie
Marie hume l’odeur du foin coupé
L’air chaud bruisse d’élytres d’insectes
Certains volètent très occupés
D’autres crissent dans leur dialecte
Au lointain les collines boisées
Présentent un bleu lavande fumé
Les prés, de chaleur embrasés
Exhalent des vapeurs parfumées
Le blé doré, devenant blanc
Nous supplie de le moissonner
L’air chaud à l’horizon tremblant
Finit par nous faire frissonner
Ciel d’été, ciel de ma jeunesse
Miroir de tes beaux yeux bleus
Reste encore un peu, rien ne presse
Profitons et soyons heureux

