Chapeau de paille sous les fruitiers
Une poignée de cerises cueillie
Déposée dans un canotier
Elle est par l’Eté accueillie
Marie hume l’odeur du foin coupé
L’air chaud bruisse d’élytres d’insectes
Certains volètent très occupés
D’autres crissent dans leur dialecte
Au lointain les collines boisées
Présentent un bleu lavande fumé
Les prés, de chaleur embrasés
Exhalent des vapeurs parfumées
Le blé doré, devenant blanc
Nous supplie de le moissonner
L’air chaud à l’horizon tremblant
Finit par nous faire frissonner
Ciel d’été, ciel de ma jeunesse
Miroir de tes beaux yeux bleus
Reste encore un peu, rien ne presse
Profitons et soyons heureux


Comme tu l’écris BARLOY
Ciel d’été, ciel de ma jeunesse
Miroir de tes beaux yeux bleus
Reste encore un peu,
Je crains qu’en 2026 toutes ces sensations ne soient que des souvenirs révolus…
“Chapeau de paille sous les fruitiers” après la canicule plus de fruits ou des fruits moches.
“Marie hume l’odeur du foin coupé” sur tout le territoire une herbe brûlée par le soleil.
“L’air chaud bruisse d’élytres d’insectes”, les insectes en disparition, comme témoin les parebrises impeccables après 1000km alors qu’autrefois il fallait les laver régulièrement…
“Au lointain les collines boisées exhalent des vapeurs parfumées” du nord au sud cet été elles ont flambé et exhalé des fumées toxiques !
Merci pour ces beaux souvenirs qui me replongent dans ma jeunesse.
De la belle poésie descriptive avec une douce fin fort romancée !
Merci de vos retours chers Loki et Atlassi,
Habitant la campagne à environ 80KM au Nord Esr de Paris, sans être pour autant un ravi de la crèche, j’arrive encore à m’émerveiller de la nature environnante en été malgré les records de température et le climat devenant de plus en plus extrême. Nous avons encore de nombreux insectes qui volètent et qui crissent!