J’ai plus d’envie, alors je m’enivre,
car c’est ma seule façon de me sentir vivre.
À quoi bon vivre ?
Maman m’a viré de son cœur,
envers papa j’ai trop de rancœur.
Mais je fais de mon mieux pour rester sans rancune.
Ma plaie ne se referme pas, alors je me renferme sur moi-même,
car à vos yeux je plaide toujours coupable.
Vous pensez que je suis incapable,
mais je suis juste en train de péter un câble,
parce que dans ma tête c’est trop macabre.
Je m’en prends à moi-même,
je me démène et me malmène.
Alors je cherche de l’aide,
car je me hais…
Je me hais de ne pas être aimé,
et parce que j’ai vraiment besoin d’aide.

Je me présente, je m’appelle Monica et j’adore écrire des poèmes. Alors, je m’adresse à vous pour savoir ce que vous en pensez.
Bienvenue Monica !
Ce que j’en pense !
En ce qui concerne la structure de ton poème, il me convient parfaitement…
Mais du point de vue du ressenti, je ne pense pas me tromper, en disant que tu ne dois pas être très âgée.
J’y vois un mal-être d’adolescent. Il faut d’urgence, réagir et relativiser ta rancune en te détachant de ton nombril pour regarder la vraie misère qui existe autour de toi !
J’ai aimé ces vers qui, sans compter les pieds, riment mine de rien, mais pas trop ce qui leur évite d’être pompeux.
Dans une première lecture je n’avais pas noté ces rimes et c’est pour moi une marque de qualité. Tout le monde n’est pas Baudelaire ou Verlaine et souvent les rimailleurs ont la plume lourde, mais ce n’est pas le cas ici pour moi.
Ce poème est plein de mots terribles ! J’ai noté en particulier “Je me hais de ne pas être aimé“. J’ai rarement vu des mots manifester une si grande solitude et un si grand désarroi.
Alors je rejoindrais mon ami Loki pour te mettre en garde de ne pas te prélasser dans la souffrance.
Chaque jour est un nouveau jour et, qu’on soit résilient ou pas, il faut rester les yeux grands ouverts car un train passe assez souvent qui peut nous amener vers un ailleurs inattendu et heureux.