La page blanche
Sur une page blanche
À l’encre noire les mots tranchent
Ils taillent et sculptent une histoire
Échappée libre dans le soir.
Au matin s’éveiller
Rue de la liberté
Des phrases écourtées
Simples poésies dans le pré.
Au midi pâquerettes et pissenlits
Herbes folles que l’on dit mauvaises
Je vous foule et vous chéris.
Juste cueillie, une fraise.
Enfin revient le soir
Où la voix où les rimes
S’obscurcient dans le noir
Poésie en abime.
Puis, le musicien chante il est libre
Ses doigts d’or volent et vibrent
S’ouvre sa voix comme une porte
Son chant m’emporte.
S’écrit page après page
Le livre et les personnages.

Oh la page blanche ! Quel nombre de possibilités ne recèle-t-elle pas ?
De la liste de commission au chef-d’œuvre le plus inoubliable…
Elle est partout : de la caverne de l’homme de Cro-Magnon, la pierre des monuments, le papyrus égyptien, le premier livre de Gutenberg, l’écran d’un ordinateur, etc.
Elle peut tout recevoir : un dessin, des traits, des mots, des chiffres, etc.
Elle est le réceptacle de la pensée humaine !
Mais quel drame pour l’écrivain quand elle reste blanche !
Merci pour ton texte, Chrisdottir ! Un texte qui ne peut que parler à tous les ami.e.s des vers et des proses.
J’aime beaucoup ta réponse Loki. La page blanche est l’infinie des possibilités… Elle se décline à travers l’Histoire, elle prend mille formes, elle évoque toutes les créations de l’humanité, créations qui ont toutes eu leur moment de latence, leur toile vierge, leur paroi rocheuse encore dénuée de peintures à la main…
Et… Oui, la page nous en fait voir de toutes les couleurs !…