A travers ta fenêtre tu regardes la mer,
Rectangle d’infini qui te fais t’envoler.
Tu ne sais pas la houle et les vagues amères
Corsaire immobile voguant sur ton plancher.

Tu te voyais Jean Bart cinglant sur l’océan
Mais tu n’es que terrien, tu ne sais pas le vent
Qui t’emporte plus loin que l’horizon fuyant
Ni la voûte étoilée, ni les grands oiseaux blancs.

Tu fantasmes les grains et les ciels de tempête
Tu passes le Cap Horn, ses funestes rochers,
Les hurlements du vent éclatent dans ta tête.

Mais tu es resté là, derrière ta fenêtre,
A contempler la mer. Même sans Dieu ni Maître,
Tes ailes de terrien t’empêchent de voguer*

*Merci Beaudelaire