Midi. L’onde du jour atteint son apogée.
L’ombre minuscule ne sait où se poser.
Et mes fraîches pensées se sont évaporées
Rejoignant l’océan du firmament d’été.
Et le soleil écrase sous sa lourde chape
Tel un très profond sommeil auquel nul n’échappe.
Tout être est convié à sombrer en léthargie.
En se laissant couler vers un doux rêve infini.
La fournaise te plonge dans un songe éveillé,
Fraîcheur qui régénère la voûte étoilée,
Quand tout le vivant se remettra à danser,
Au crépuscule, quand le zéphyr va vibrer.
L’oasis éthérée dans tes jours si arides,
Désaltère l’âme de ses douceurs limpides.
Et nulle sécheresse ne saura flétrir
L’espérance pure du torrent à venir.

Bienvenue Alain !
Déjà une belle expérience dans le poème !
A partir de 2O10, je me suis lancé dans l’aventure de l’écriture poétique. J’écris dans une démarche de contemplation, où la nature devient le lieu privilégié d’une réflexion philosophique et spirituelle. Toi qui liras ces quelques vers, je t’ invite à ralentir, à observer le monde avec émerveillement et à rechercher, au-delà du visible, une dimension intérieure et transcendante. Entre dans l’univers d’une poésie méditative, nourrie par les paysages, les petits riens du quotidien et par les saisons. Ta marche deviendra cheminement intérieur.
Quand j(ai pris ma retraite en 2021, j’ai pu éditer deux recueils : “Méditations poétiques d’un pèlerin du XXIᵉ siècle” ‘(Edition Edilivre) et Transhumance poétique (2025 Editions Spinelle).
Ton poème reflète bien ton expérience dans le domaine.
Pour moi ce poème sur le solstice capte magnifiquement la puissance écrasante du soleil et la torpeur qu’il impose, tout en laissant entrevoir une douceur salvatrice. J’aime particulièrement l’image de la fraîcheur qui renaît au crépuscule, un instant suspendu où l’espoir continue de couler malgré l’aridité du jour. C’est un beau voyage entre la lourdeur du midi et la promesse d’un renouveau, qui invite à accueillir la nature dans toutes ses phases.
Félicitations !