Midi. L’onde du jour atteint son apogée.
L’ombre minuscule ne sait où se poser.
Et mes fraîches pensées se sont évaporées
Rejoignant l’océan du firmament d’été.
Et le soleil écrase sous sa lourde chape
Tel un très profond sommeil auquel nul n’échappe.
Tout être est convié à sombrer en léthargie.
En se laissant couler vers un doux rêve infini.
La fournaise te plonge dans un songe éveillé,
Fraîcheur qui régénère la voûte étoilée,
Quand tout le vivant se remettra à danser,
Au crépuscule, quand le zéphyr va vibrer.
L’oasis éthérée dans tes jours si arides,
Désaltère l’âme de ses douceurs limpides.
Et nulle sécheresse ne saura flétrir
L’espérance pure du torrent à venir.
