Sur l’absence sans désir,
il y aurait tant à dire.
Quelle vie pourrait suffire
à compter tous ses délires ?
Viens, poses ici tes déboires, tes déceptions par trop d’attentes exigeantes.
Regarde, là où tu te croyais bien. Ah oui, une belle personne !
Et pourtant… Qui n’a pas souffert, qui n’a pas ragé autour de toi ?
Qui n’est pas passé de joies en déconvenues ?
Alors à présent demande-toi :
Quand me suis-je vraiment arrêtée pour contempler ?
A quel instant mon cœur a-t-il vibré ?
Qui m’a émerveillée, éblouie, fascinée ?
Comment je me suis sentie quand j’ai aidé, soutenu, encouragé ?
Mais lorsque le silence s’installe, plus fort que tout, sans dépit, sans rage.
Quand il n’y a vraiment plus rien, rien.
Crois-tu que maintenir puisse faire moins souffrir ?

Oui, il y aurait tant à dire sur cette absence sans désir et sur ce rien, rien, quand on se demande si pour se sentir vivant il ne vaut pas mieux souffrir que de ne plus rien, rien sentir du tout, même pas l’ombre d’un désir… ?
C’est ainsi que je comprends ce poème qui me touche beaucoup.
Merci Cynthia !
Cynthia ton texte est un vibrant plaidoyer pour une liberté intérieure qui ne s’acquiert pas en dominant le monde, mais en acceptant de faire silence en soi. C’est en embrassant le vide et en abandonnant nos exigences que l’on trouve la paix. Mais cela suffira-t-il ?