Sur mon île l’été s’est vêtu d’incarnat,
Tulipiers du Gabon et flamboyants vermeils
Bougainvillées de feu inondés de soleil,
Se sont tous habillés en tenue de gala.
Sous l’alizé fringant des fleurs fuient dans le vent
Recolorant le ciel, papillons rutilants
D’un rouge éclatant, qui volettent et se posent
Sur un sol ressemblant à un tapis de roses.
Couleurs incandescentes d’un Noël des tropiques
Illuminent l’espace de leur flamme torride
Dépassant pour un temps toute beauté cosmique.
Émergeant du lagon, Sirènes, Océanides,
Décorant leur cheveux d’un hibiscus rubis
Applaudissent l’été dans sa rouge magie.


On ne dira jamais assez l’importance d’illustrer un texte par une photo, ou une image sur le site ! L’image donne du volume à l’écrit…
Maintenant que je me suis habitué à le faire, c’est sûrement injuste, mais je trouve les nouveaux textes sans décoration, ternes…
Il va sans dire que la photo que tu as retenue pour ta poésie ClaudeLougarou est magnifique, et est à elle seule une poésie à la gloire de la nature !
Mais je n’en oublie pas pour autant ton texte !
Ton poème célèbre avec splendeur l’été flamboyant de l’île, où la nature s’habille d’un rouge éclatant et incarne toute la vitalité des tropiques. Les images vibrantes des fleurs colorées, des papillons rutilants et des sirènes couronnées d’hibiscus évoquent une scène enchanteresse, presque magique. À travers un langage riche et lyrique, tu magnifies cette saison « en tenue de gala », en nous offrant une véritable ode à la beauté éclatante et passionnée de l’été insulaire. Une célébration chaleureuse et lumineuse qui enchante les sens et l’âme.
Merci beaucoup Loki pour ton chaleureux commentaire, cela me touche que tu apprécies ce poème.
C’est très vrai, une photo ou image illustrant un texte soutient celui ci et lui apporte de la consistance comme peut le faire une musique ainsi qu’a pu le faire Brassens sur ces propres textes ou sur un poème de Victor Hugo ou Antoine Pol par exemple. Un écrit aussi beau soit il ne permet pas toujours d’accéder à la substance d’un texte, qu’une photo peut révéler à la vitesse de l’éclair.
Au mois de décembre, été austral en Nouvelle Calédonie, tous les flamboyants sont en fleurs, c’est un spectacle absolument splendide et inoubliable..
Très agréable lecture pour ce texte plein d’exotisme, qui fait rêver et que je trouve fort bien tourné !
Il me fait rêver des alizés… bientôt chez nous ? Je pense déjà à planter des cocotiers dans mon jardin ! et… si l’océan monte un peu on aura même ici le lagon !
Merci beaucoup, Claude, de ce texte !
Hermano, merci beaucoup pour ton commentaire et pour avoir apprécié ce poème, bon je ne pense pas que les alizés viennent de sitôt en France, les cocotiers c’est possible, mais pas pour demain, le minimum supporté étant de 10 à 12°, mais les cocotiers dans le jardin n’est pas la meilleure idée, les noix de coco tuent plus de 150 personnes par an…mais pour les fruits, il faut compter un minimum de 20 à 25°