il est des âmes blanches fiers sommets de neige ;
il est des âmes noires ténébreux manoirs .
intimes soeurs jumelles ; distante trajectoire.
l’une charme les saints ; l’autre ourdit ses pièges.
il est des coeurs propres comme le clair de lune ;
il est des coeurs souillés comme le sang impur ;
battant même mesure ; dissonante mouture ;
l’un , conscience éclairée ; l’autre amère rancune .
Gloire aux coeurs ennoblis , de bravoure nantis !
honneur à l’ âme élue ; de grâce , de foi sertie !
Hélas ! malin génie prévaut sur l’ange bien !
toi ô noble vertu qui bats morne retraite
face à l’ infamie, devant gloriole surfaite :
Souverain-Bien fait Loi par-delà Mal et Bien !
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Atlassi

Ah ! La lutte éternelle entre le bien et le mal, le noir et le blanc…
Le titre “la colombe et le vautour” rappelle implicitement ce combat.
Atlassi tu nous livres un texte dense et lyrique qui, sous couvert d’une lutte morale classique, mène une réflexion lucide sur la fragilité de la vertu dans un monde dominé par les faux-semblants.
Ton poème se résout sur une note que l’on pourrait qualifier de nietzschéenne.