Un carnet rempli de tâches laisse apparaître, dans la marge, une petite fenêtre dessinée au crayon. Ce détail oublié rappelle qu’il reste toujours une place pour écrire, imaginer et prendre du temps pour soi.
Un carnet rempli de tâches laisse apparaître, dans la marge, une petite fenêtre dessinée au crayon. Ce détail oublié rappelle qu’il reste toujours une place pour écrire, imaginer et prendre du temps pour soi.
Accolés au temps qu’il nous reste
Nous errons dans cette vacuité domestique
Paisibles bonheurs d’anesthésie
Où l’on respire par habitude
Pour que le cœur batte encore
… comme la pendule d’argent
Perfusions indolores et perverses
De bougies d’anniversaire
De chansons désenchantées
De demains sans lendemains
Accolés aux souvenirs qui nous restent
Nous lançons les balles moins haut
Nous désirons partir moins loin
Spirale de l’inerte en nos veines
Les orgues se taisent
La forge s’éteint
La faucheuse affûte son outil
Je m’échappe
Par cette fenêtre laissée ouverte
Au cas où…
Cette fenêtre laissée ouverte
N’en finit pas de rétrécir
Je ne peux plus m’échapper
Dehors, le paysage est immobile
Et froid
Et triste
Désertées les avenues
Les plages vides restent froides
Plus de vent
Plus de chant d’oiseaux
L’éternité commence déjà
Tant de pixels
Dans ma mémoire d’ancêtre
Le réel a fui, entraîné
Dans le sablier maudit
Mais dans ma tête
Crient toujours les corbeaux
Et aboient les chiens
Le soleil n’en finit plus
De se coucher
Et toujours
Le peuplier sous le vent
Frémit ses arpèges
Quand il vient
Même le silence est palpable
Et ce tic-tac d’horloge
Devient assourdissant
Maudite horloge !
Écrit en atelier d’écriture – octobre 23.
