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Étiqueté : Atelier d'écriture, poésie, printemps des poètes, volcans
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Hermano, le il y a 1 jour et 11 heures.
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27-10-2026 à 20:36 #14493
HermanoMaître des clésMercredi 26 mars 25 – Christian Galiana Poésie volcanique
En marron mes propositions à garder secrètes…
Acrostiche du mot volcan D’abord 1 seul mot par ligne, inspiré par un volcan, puis 1 phrase par ligne
V… … … vociférer
O… … … outrage
L… … … lave
C… … … cratère
A… … … apocalypse
N… … … nuages10 Écrire quelque chose avec tout ça … … 15-25 Lecture 5-30 Portrait chinois du volcan Expliquer portrait chinois ou faire expliquer par quelqu’un.
(1 minutes par thème – énoncer les thèmes 1 par 1 et on peut éventuellement donner plusieurs réponses)Si c’était …
… un adjectif fusionnel, éruptif, caractériel
… quelque chose qu’on ressent (une émotion ou un sentiment : fureur, colère, …)
… une fleur oiseau de paradis, orchidée
… une musique la Danse du feu
… un objet cafetière, tajine
… un personnage connu ou pas Vulcain, Danton, Tazieff, Madonna
… une œuvre d’art la Sainte chapelle, Guernica, le Cri de Munch
… un verbe exploser, asphyxier, rougeoyer
… un métier pompier, forgeron, soudeur à l’arc
… un film apocalypse now,
… un adverbe … un péché …. un voyage … une couleur
Laisser une minute ou deux pour compléter ses réponses.
12-40 Avec ce que l’on vient d’écrire, choisir 10 mots qui peuvent caractériser le plus un volcan. Pour chaque mot retenu, trouver des mots ayant la même consonnance. 10-50 Avec le premier mot et un ou plusieurs mots qui en ont découlé : Écrire une ligne plutôt courte comme un vers dans un poème cette première ligne doit commencer par le mot “Si” (pas forcément cohérent, pas forcément sujet verbe complément, plutôt en touches “impressionnistes, comme dans un haïku par exemple”
Avec le deuxième mot, pareil, etc. jusqu’au 10eme mot inclus.
Attention la 4eme ligne doit commencer par “Suppose” et la 8eme par “Un jour“.20-70 On obtient une sorte de poème, à arranger, à améliorer, changer l’ordre des lignes, arranger les mots, ajouter du lien si nécessaire, … 10-80 FUSION … volcanique … ? À deux, alterner les lignes de son poème avec celui de l’autre
. (sur une nouvelle feuille, l’un choisit une ligne de son “poème” et l’écrit, puis l’autre fait de même et ainsi de suite OU – plus facile – chacun écrit alternativement une ligne du début à la fin de son “poème” pour constituer un nouveau poème. Si nombre impair de participants, faire une photo d’un texte (ou plusieurs) que je mélangerai avec le mien !15-95 Lectures. Lire éventuellement les poèmes d’Aimé Césaire et de Pablo Neruda. 10-105 C’était par une nuit de pleine lune…
Tout autour, il n’y avait que le silence…
Les torrents s’étaient mués en eaux calmes,
et nous descendions comme deux douces rivières
vers ce confluent annoncé par les sages.
Tu le savais, je le savais aussi.
Comme deux anges, nous avancions
et dans mon miroir c’est toi que je voyais,
tu as attrapé ma main.
Tu le savais, je le savais aussi.
On allait faire bouillir de colère
nos épidermes.
Christian – 11/02/25 – Bègles
Poèmes sur les volcans
il y a des volcans qui se meurent
il y a des volcans qui demeurent
il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent
il y a des volcans fous
il y a des volcans ivres à la dérive
il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent
il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps
véritables chiens de la mer
il y a des volcans qui se voilent la face
toujours dans les nuages
il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués
dont on peut palper la poche galactique
il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments
à la gloire des peuples disparus
il y a des volcans vigilants
des volcans qui aboient
montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis
il y a des volcans fantasques qui apparaissent
et disparaissent
(ce sont jeux lémuriens)
il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres
les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés
et dont de nuit les rancunes se construisent
il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure
exacte de l’antique déchirure.
https://lesvoixdelapoesie.ca/lire/poemes/dorsale-bossale
Après tout, je vais te chérir
Comme c’était toujours avant,
Comme si, à force d’attendre,
Sans te voir, sans que tu arrives,
Tu étais perpétuellement
À respirer, là, près de moi.
Près de moi, avec tes coutumes,
Avec ta couleur, ta guitare,
Comme voisinent les pays
Dans les leçons des écoliers,
Où deux provinces se confondent,
Où un fleuve en côtoie un autre,
Où deux volcans croissent ensemble.
Près de toi, oui, c’est près de moi,
Et loin de tout est ton absence,
Et la lune est couleur d’argile
La nuit, lorsque tremble la terre,
Lorsque dans la terreur du sol
S’assemblent toutes les racines
Et qu’on entend dans le silence
Jouer la musique de l’effroi.
La peur est aussi un chemin.
Et sur ses pierres terrifiantes,
La tendresse, avec quatre pieds
Et quatre lèvres peut marcher.
Car sans s’éloigner du présent
Qui est un anneau délicat
Nous touchons le sable d’hier,
Et l’amour dans la mer enseigne
L’impétuosité répétée.
Pablo Neruda, in La Rose Détachée.
https://lireditelle.wordpress.com/2019/04/18/integrations-pablo-neruda/
Autre traduction :
Pablo Neruda : Fusions
Après tout je t’aimerai Comme si c’était toujours avant Comme si à force d’attendre Sans te voir sans que tu viennes Tu étais éternellement En train de respirer près de moi.
Près de moi avec tes habitudes Avec ta couleur et ta guitare Comme sont ensemble les pays Dans les leçons de l’école Et deux contrées se confondent Et il y a un fleuve près d’un fleuve Et deux volcans s’élèvent ensemble.
Près de toi c’est près de moi Et loin de tout est ton absence Et la lune est couleur d’argile Dans la nuit du tremblement Quand dans la terreur de la terre S’assemblent les racines Et l’on entend tinter le silence Avec le son de l’épouvante. La peur est aussi un chemin. Et entre ses pierres effrayantes La tendresse peut marcher à quatre pieds et quatre lèvres.
Car sans s’éloigner du présent Qui est une bague délicate Nous touchons le sable d’hier Et dans la mer l’amour évoque Une fureur incessante.
https://www.tisseursdemots.org/Pablo-Neruda-Fusions.html
Que ne t’atteigne ni la nuit ni l’air ni l’aurore,
seulement la terre, la vertu des grappes,
les pommes qui poussent en entendant l’eau pure,
la boue et les résines de ta terre odorante.Depuis Quinchamali où tes yeux furent faits
jusqu’à tes pieds créés pour moi à la Frontera
tu es la glaise obscure que je connais :
tout le blé je le touche à nouveau sur tes hanches.Et peut-être ignorais-tu, mon Araucane,
que lorsque avant de t’aimer j’oubliai tes baisers
mon cœur garda le souvenir de ta boucheet je fus par les rues pareil à un blessé
jusqu’à comprendre, mon amour, que j’avais découvert
mon territoire de baisers et de volcans.***
No te toque la noche ni el aire ni la aurora,
sólo la tierra, la virtud de los racimos,
las manzanas que crecen oyendo el agua pura,
el barro y las resinas de tu país fragante.Desde Quinchamalí donde hicieron tus ojos
hasta tus pies creados para mí en la Frontera
eres la greda oscura que conozco :
en tus caderas toco de nuevo todo el trigo.Tal vez tú no sabías, araucana,
que cuando antes de amarte me olvidé de tus besos
mi corazón quedó recordando tu bocay fui como un herido por las calles
hasta que comprendí que había encontrado,
amor, mi territorio de besos y volcanes.(Pablo Neruda)
ODE AU CUIVRE Pablo Neruda
Le cuivre
endormi, là.
Ce sont les pics du nord
désolé.
Là-haut
les cimes
du cuivre,
cicatrices farouches,
manteaux verts,
coupoles rongées
par l’assaut
incendiaire du temps,
près
de nous,
la mine :
la mine n’est que l’homme,
il ne sort pas
de la terre,
le minerai,
il sort
de la poitrine humaine,
c’est là
qu’on touche
la forêt morte,
les artères
du volcan
arrêté,
on tâte
la veine,
on perfore,
et
explose
la dynamite,
la roche se déverse,
se purifie ;
c’est la naissance
du cuivre.
Avant, personne ne saurait
le différencier
de la pierre maternelle.
Maintenant
il est homme,
partie de l’homme,
lourd pétale
de sa gloire.
Maintenant
il n’est plus vert,
il est rouge,
il s’est changé en sang,
en sang dur,
en cœur terrible.
Je vois
tomber les montagnes,
s’ouvrir
le territoire
en rageuses
cavités brunes,
le désert, les maisons
transitoires.
Le minerai
au feu,
aux coups,
à la main,
s’est converti en lingots militaires,
en bataillons de marchandise.
Les vaisseaux sont partis.
Où parviendra
le cuivre,
ustensile ou fil électrique,
personne
en le touchant
ne verra les solitudes
escarpées du Chili,
ou les petites maisons à l’orée
du désert,
ou les carriers orgueilleux,
mon peuple, les mineurs
qui descendent dans la mine.
Moi je souffre.
Je connais.
Le fait
est que sur tant de dureté,
hors des excavations,
blessure et explosion, sueur et sang,
quand l’homme,
mon peuple,
le Chili,
domina la matière, sépara de la pierre
le minerai gisant,
il s’en fut à Chicago
se promener,
le cuivre
se convertit en chaînes,
en sordide machinerie
du crime,
après tant de luttes
pour que ma patrie le mît bas,
après sa glorieuse,
virginale naissance,
on en fit l’aide de la mort,
on le durcit et on le promut
assassin.
Je demande
à la cordillère abrupte,
au littoral
désertique, secoué
par l’écume
de la mer déchaînée du Chili,
est-ce pour ça
que notre cuivre
dormait
dans l’utérus vert
de la pierre ?
Est-il né pour la mort ?
À l’homme,
le mien,
à mon frère
de la cime hérissée,
je demande
est-ce pour ça
que tu l’as fait naître dans la douleur
Pour qu’il soit
cyclone menaçant,
tempétueux malheur ?
Pour qu’il démolisse
les vies
des pauvres,
d’autres pauvres,
de ta propre famille
que peut-être tu ne connais pas
et qui est répandue
dans le monde entier ?
Il est l’heure
de donner le minerai
aux tracteurs,
à la fécondité
de la terre future,
à la paix du son,
à l’outil,
à la machine claire
et à la vie.
Il est l’heure
de tendre
la farouche
main ouverte du cuivre
à tout être humain.
Aussi,
cuivre,
tu seras nôtre,
ils cesseront de jouer
avec toi
aux dés,
les pipeurs
de la boucherie !
Des pics
abrupts,
de la hauteur
verte,
sortira le cuivre du Chili,
la plus dure récolte
de mon peuple,
la corolle
incendiée,
irradiant
la vie
et non la mort,
propageant l’épi
et non le sang,
donnant à tous les peuples
notre amour
desenterré,
notre montagne verte
qui au contact
de la vie et du vent
se transforme
en cœur sanglant,
en pierre rouge.
https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2016/11/41fd9615a774e07c3e3097c61873446e.pdf
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