Longtemps la nuit
j’ai cherché les mots de l’amour
dans toutes les langues
Longtemps j’ai rêvé, rêvé, rêvé
de toi
J’ai écrit, écrit, écrit
pour toi
et écrit encore
des pages, des lignes, des mots
fantaisies, fantasmes palpitants
Cœur battant j’ai reçu
des pages et des lignes
et des mots d’amour, violents
comme un fer rouge
Un après-midi j’ai attendu
sur un quai de gare
mais où était-ce ?
J’étais nu
le cœur hors de moi
sans plus un mot
pour dire l’émotion
Et, un soir
le verbe s’est fait chair
Pure extase
Innocence éblouie de mes sens
Incroyables, merveilleuses vertus de l’attente

Oui-da ! l’attente armée de patience est souvent fructueuse ! Alors elle devient une honorable vertu ! et c’est mille fois tant mieux pour l’honoré ☺️
Hermano tes textes sont rares, actuellement, ce qui les rend précieux.
Ton texte est d’une infinie douceur – et Dieu sait que la réalité actuelle manque de douceur –
où l’attente devient désir et où les mots finissent par donner corps à l’amour. J’aime profondément cette image du verbe qui devient chair, comme si tout le rêve trouvait enfin sa vérité dans un instant d’absolue tendresse.
Par des mots tu sais rendre bouleversant le pouvoir de l’attente : les mots cherchent l’amour, le désir les fait vibrer, puis vient cet instant où les mots ne suffisent plus… parce que le verbe devient enfin chair. Une très belle rencontre entre poésie, désir et émotion.
Bonjour Hermano, tu nous gratifies d’une bien belle poésie qui célèbre les échanges épistolaires fiévreux précédent la conclusion ultime et charnelle de la passion. J’ai noté le “oû était ce? ” du quai de gare. Quel sens as tu voulu lui donner? Cela ajoute au mystère de la rencontre….
Bonjour Hermano,
Je trouve ce poème très beau.
Entre rêves, écriture, et amour,
on se laisse porter par les flots.
Merci Hermano.