Je sais un lieu secret enchanté par des voix
Des voix douces et claires, pures comme un cristal
Voix célestes et câlines mais que l’on dit fatales
Peu importe ma foi si la mort je tutoie
J’ai trouvé cet endroit merveilleux par hasard
En plongeant ce jour là je vis un arc en ciel
Arc en ciel sous la mer caché par un brouillard
De poussières de lune dansant la tarentelle
Une main prit la mienne, m’entraînant vers le fond
Je n’ai pas résisté, mon cœur faisait des bonds
Qui m’a donc enlacé et serré dans ses bras ?
Qui donc m’a embrassé je ne me souviens pas
Et ne sais même plus si j’en suis revenu
Ou si je suis toujours couché sur son corps nu


Ah les sirènes ! Elles ont été présentes, dans l’imagination des hommes, de tout temps. Ulysse qui se faisait attacher au mât de son bateau pour résister leurs chants, la petite sirène de Andersen qui a tant souffert pour remplacer sa queue de poisson par des jambes.
ClaudeLoupgarou tu as été confronté à ces êtres mystérieux !
Moi qui suis un incorrigible réaliste je ne peux résister à une interrogation : n’aurais-tu pas été victime d’une insolation ou d’étourdissement sous l’eau ?
Je parle d’expérience dans ma jeunesse j’ai subi ce type de malaises et après une insolation un étourdissement m’a pris dans l’eau. Je me demande encore par quel miracle j’ai eu la force de regagner la rive.
Mais après tout le cerveau humain peut transformer une mauvaise expérience. La mort peut se sublimer sous la forme d’une sirène qui vous entraîne au fond de l’eau.
C’est sans doute ce que tu as voulu exprimer dans le poème que tu nous proposes…
Loki, oui, les Sirènes, sont objet de mon fantasme, j’aime ces créatures fantastiques…d’ailleurs j’ai écrit plusieurs poèmes les concernant. Non je n’ai pas eu d’expérience de noyade ou d’évanouissement, mon désir d’être entrainé par elles au fond de l’eau est juste onirique et volontaire, mais (dans mes textes) je suis quand même entrainé consentant vers la mort, je ne suis pas Ulysse, mais c’est bien sûr également organisé par mon cerveau. Dans un autre poème, j’ai même mis une Sirène enceinte… l’histoire n’est pas finie.
Merci pour ton commentaire