Il y avait pas un bruit dans le métro, pourtant il était plein. Seulement quelques raclement de gorges, le bruit des rails quand le métro avance et le bruit des portes ainsi que le signal pour repartir. Sinon rien. J’imagine le métro il y a 35 ans de cela, ce n’était pas pareil. Les téléphones se sont accaparés des êtres pour en faire juste un décor. Ils sont tous sur pause, fixant leur téléphone. Personne ne se parle, cela paraît logique. L’homme veut son confort et s’individualise, pourtant il a besoin de l’autre, fatalement.
C’est assez drôle. Malgré cette légère critique, les hommes du métro ont besoin qu’il y ai du monde de façon régulière dans le métro. Une énergie se dégage, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’échanges verbaux, qu’il n’y a pas d’énergie. Cela rassure les gens d’être entourés de monde. Et puis il y a de la vie quelques fois : quand des touristes espagnols parlent forts, qu’une clocharde fait des aller retour pour faire la manche, quand un jeune guitariste joue de la guitare. C’est pas mal le guitariste. Évidemment il n’y a pas que ça. Ce qui est agréable c’est quand on chope un sourire à une personne et qu’il se dessine dans notre tête et un peu sur l’âme. Souriez aux gens quelquefois, c’est gratuit et naturel.
