La page blanche
Sur une page blanche
À l’encre noire les mots tranchent
Ils taillent et sculptent une histoire
Échappée libre dans le soir.
Au matin s’éveiller
Rue de la liberté
Des phrases écourtées
Simples poésies dans le pré.
Au midi pâquerettes et pissenlits
Herbes folles que l’on dit mauvaises
Je vous foule et vous chéris.
Juste cueillie, une fraise.
Enfin revient le soir
Où la voix où les rimes
S’obscurcient dans le noir
Poésie en abime.
Puis, le musicien chante il est libre
Ses doigts d’or volent et vibrent
S’ouvre sa voix comme une porte
Son chant m’emporte.
S’écrit page après page
Le livre et les personnages.
