Blanc comme du lait
Issu d’un sein d’albâtre nourricier
D’un velouté où palpite notre origine maternelle
Blanc de la laine accueillante
Moutonnante et gonflante, apaisante
Nous flottons dans un nuage immaculé
Puis, blanc comme les nuits de Paris
Striées d’éclairs stroboscopiques
Qui s’achèvent place Blanche
Au petit matin livide
Où les amoureux transis
Se réveillent dans des draps froissés
Blanc de la robe de mariée
Des lys dans la nef décorée
Et des maisons chaulées
D’un voyage de noces en Méditerranée
Où d’un voilier qui glisse
Sur une mer apaisée
Mais blanc comme le flash du radar
Et de la chambre d’hôpital
Où la morphine comme la neige
Tombe en flocons dans le cathéter
Le brouillard épais des solitudes glacées
Nous enveloppe dans une douce clarté
Et notre esprit sombre sur la banquise
Des terres aux confins de notre monde
Vers quelque paradis blanc
Dont les limbes laiteux
Nous retiennent à jamais prisonniers
Dérivant sans cesse dans l’infini


Poème plein de symboles du blanc,de blancheur,du blanchatre:
pureté d’ame ..paix interieure..joie de vivre…
mais parfois l’inverse : signe de deuil..de linceul..d’archange de l’au-delà…
J’aime ce style très imagé !
à toi cher Barloy :
tes comm.sont tjs encourageants et bienveillants; et je t’en sais gré!
Oui; ce quatrain est maladroit et mal agencé.
Quant à le récrire sous forme de haïku, j’ essaierai plus tard..☺️