Au commencement il n’y avait rien. […]

Ce vendredi était un jour banal comme tous les autres. Seul, parmi tous les autres voyageurs, j’attendais le RER B. Bien que je l’empruntasse, tous les jours, pour aller à mon travail, aucune des têtes ne m’était familière ; c’est vraiment dans la foule que l’on est le plus seul !

Contrairement aux autres voyageurs, qui ne cessaient de manipuler leur téléphone, j’avais l’habitude d’observer les visages de mes voisins.

C’est vraiment extraordinaire, aucun des visages n’était semblable à un autre ! Je m’amusais à imaginer quel pouvait être le métier de chacun d’eux. Toutes ces vies uniques, et qui se qui se côtoyaient, indifférentes, c’était vraiment passionnant.

Allez savoir pourquoi, mais ce jour-là, je fis autre chose que d’examiner mes voisins ?

Une mystérieuse alchimie démarra dans ma tête !

Ce jour-là, nous étions le sept du mois !

Je comptais les voyageurs de mon wagon. J’ai toujours aimé compter. Ces jours-là il y en avait 77. Rêveur j’ouvris mon livre, je m’étais arrêté à la page 77 !

Cela ne pouvait être une coïncidence, d’autant que le RER démarra à 7h07…

Quand j’arrivais à Paris, il n’y avait plus aucun doute dans mon esprit. Le nombre 7 n’était pas arrivé par hasard dans ma vie, c’était un signe du ciel.

Le soir j’eus beaucoup de mal à m’endormir, je pensais à ce nombre 7.

J’ai l’habitude de jouer aux courses, et malgré des gains rares et peu élevés, je continuais, imperturbable à parier deux fois par semaine avec l’espoir de toucher un gain important.

Le jour était arrivé, et je devais absolument tenir compte de ce signe important qui était la multiplication des 7 dans mon univers.

Consultant Internet, je m’aperçus que ce samedi à Longchamp, un des chevaux avec toutes ses chances dans la septième course ! Justement il portait le numéro 7.

Le doute n’était pas permis, ce cheval qui portait le joli nom d’Imperator était

la chance de ma vie. Sans aucune hésitation, je fis sur Imperator une mise 3000 €.

A 17 h j’étais devant mon ordinateur.

La course démarra, j’étais aux anges le numéro 7 avait pris d’emblée la tête.

Puis au fur et à mesure que le temps s’écoulait, il était dépassé par d’autres concurrents. J’ai hurlé devant l’écran, mais rien n’y faisait imperator ne remontaient pas. C’était le numéro 3 qui franchit en premier la ligne d’arrivée.

Le numéro 7 était 7e !

Ensuite, il ne s’est plus rien passé. […]