A propos de silences.
Les vers de Loki, à propos
du silence et la photo des montagnes m’ont inspirée ces réflexions.
Ce n’est qu’aujourd’hui, que je trouve la disponibilité de les écrire.
Parfois, en revenant d’une réunion bruyante ou de courses au centre ville, le silence, un calme relatif, est bienfaisant ; revenir chez moi ; par la fenêtre, regarder les arbres, les oiseaux, le ciel ; reprendre haleine.
Quand les notes s’enchaînent et galopent, les silences sont nécessaires, en musique, pour respirer, pour donner leur valeur aux sons.
Depuis que mon pote est irrité, il ne me dit plus « bonjour » et ne me parle plus ; silence un peu désagréable.
Si des personnes ont des problèmes de communication, les silences sont fréquents.
Si l’étudiant ne connaît pas la réponse à la question posée par un prof lors d’un examen oral, il peut se taire ; silence embarrassant.
Lorsqu’un homme et une femme se rencontrent et rêvent de s’unir, il arrive qu’un silence lourd envahisse la conversation si l’un des deux demande à l’autre « à quoi penses- tu ? » et que
ce dernier est bloqué par la gêne.
Alors que l’on écrit une question dans un message, certains ne répondent pas ; silence frustrant.
Si une personne aimée est loin et qu’elle ne donne aucune nouvelle, le silence peut être pesant.
Les silences intermittents peuvent agrémenter une conversation amicale.
Si dans une famille, un secret est caché depuis des décennies, l’enfant qui y grandit pourrait ressentir ce silence comme blessant et douloureux ; il pourrait devenir ombrageux.
Quelle bonne idée toutes ces réflexions sur les différents silences…
J’ai beaucoup aimé !
J’ai relu plusieurs fois ton texte, c’est une mine à travailler !
Tu devrais persévérer…
Ce sont des silences qui feront des petits et qui ne seront pas silencieux !
Paradoxal silence, digne de tant de qualificatifs, comme le silence assourdissant par exemple, le lourd silence, le silence granitique, etc, etc.
N’est-il pas également paradoxal d’écouter, d’entendre un grand silence. “Un silence se fit entendre…” : belle prouesse !
C’est comme quand on sent qu’il n’y a aucune odeur ? 🙂
Merci beaucoup, Nima, pour ce texte qui est une mine comme le dit Loki.
Je voudrais juste ajouter cette citation de Stefan Sweig (pour les mélomanes) : “Le silence, lui aussi, fait partie de la musique…“
J’aime aussi beaucoup les textes associés.
Tu parles ! j’en suis l’auteur principal avec mon camarade Aytekin. 🙂