Poème né de ma toute première écriture automatique.

Torpeur du sang

astre entamé
suspendu dans la nuit
me regarde et rit

de moi
de nous tous
comme si nous n’étions
que chameaux boiteux


lion crachant des serpents de pierre
pétrifiés en cactus sous l’étoile de feu
enjamb
ant le vent en travers du chemin

le hibou s’enrichit sur le dos du lézard
enseveli sous les tas de plaies vertes
dans l’ombre du corbeau
noyé dans la cour des ténèbres lumineuses

vérité
des rats

labeur
des hommes

torpeur
du sang