Blanc comme du lait
Issu d’un sein d’albâtre nourricier
D’un velouté où palpite notre origine maternelle
Blanc de la laine accueillante
Moutonnante et gonflante, apaisante
Nous flottons dans un nuage immaculé
Puis, blanc comme les nuits de Paris
Striées d’éclairs stroboscopiques
Qui s’achèvent place Blanche
Au petit matin livide
Où les amoureux transis
Se réveillent dans des draps froissés
Blanc de la robe de mariée
Des lys dans la nef décorée
Et des maisons chaulées
D’un voyage de noces en Méditerranée
Où d’un voilier qui glisse
Sur une mer apaisée
Mais blanc comme le flash du radar
Et de la chambre d’hôpital
Où la morphine comme la neige
Tombe en flocons dans le cathéter
Le brouillard épais des solitudes glacées
Nous enveloppe dans une douce clarté
Et notre esprit sombre sur la banquise
Des terres aux confins de notre monde
Vers quelque paradis blanc
Dont les limbes laiteux
Nous retiennent à jamais prisonniers
Dérivant sans cesse dans l’infini


Poème plein de symboles du blanc,de blancheur,du blanchatre:
pureté d’ame ..paix interieure..joie de vivre…
mais parfois l’inverse : signe de deuil..de linceul..d’archange de l’au-delà…
J’aime ce style très imagé !
à toi cher Barloy :
tes comm.sont tjs encourageants et bienveillants; et je t’en sais gré!
Oui; ce quatrain est maladroit et mal agencé.
Quant à le récrire sous forme de haïku, j’ essaierai plus tard..☺️
Je vois BARLOY qu’après avoir poétisé sur le noir tu te lances sur le blanc !
Tu as raison le blanc est un mot important de la langue française. Plus qu’une couleur il prend une multitude de sens…
Ton poème explore les multiples visages du blanc : douceur, naissance, amour et apaisement, mais aussi solitude, maladie et mort. L’image de la blancheur évolue ainsi d’un univers réconfortant vers un espace froid et infini, créant une atmosphère à la fois belle, mélancolique et inquiétante.
Comme tu parles de haïkus dans ton commentaire en voici deux que me suggère ton poème !
Blanche brume d’hiver
Nos âmes glissent sans retour
Dans l’infini
Du lait maternel
Au blanc manteau de la fin,
Le temps prend la fuite.
Merci Loki pour ton retour et tes jolis haikus.
Je travaille effectivement sur les couleurs et intercalerai mes textes libres entre deux poésies conventionnelles. Prochaine couleur: le vert
Merci, Barloy, pour cette belle évocation du blanc dans toute sa pureté.
J’ai beaucoup aimé le “sein d’albâtre nourricier” et j’ai aimé aussi cette alternance entre le blanc doux comme un cocon de ver à soie et ce blanc plus agressif des rues de Paris ou du flash et de la chambre d’hôpital.
Une belle réussite !
J’aurais cependant une ou deux suggestions :
Enfin, je recommande la lecture des textes similaires (au-dessus des commentaires), textes qu’il est bien sûr toujours possible de commenter.
Merci Hermano pour ton retour
Bien vu pour le “ou” mal typographié, effectivement cela ne voulait rien dire!
Pour la douce clarté, c’est une évocation des effets lénifiants bien que mortels de la morphine.