Et puis Elle s’en fut et ne revint jamais.!
Elle , l’infante Aphrodite pleine de bruit et de fureur !
Elle , la sulfureuse qui me couvait sous ses plaisirs fins avec hardiesse !
Elle , l’envoûteuse qui me jurait par ses beaux yeux noirs tout mouillés de larmes , tout brouillés de charme le Grand Amour…!
SOUDAIN (dis-je) , elle disparut et ne revint jamais !
Et JAMAIS depuis lors , moi l’éconduit naïf (ou plutôt l’abruti cocu !) , je n’ai compris ni oublié son lâchage…!!
Ah l’ingrate perfide..!! Ah l’infâme traitresse..!!

Atlassi ton poème est le cri d’un homme prisonnier du souvenir. Entre l’incompréhension obsessionnelle (« je n’ai compris ni oublié ») et la colère théâtrale, ton poème oscille entre le tragique de la passion perdue et le ridicule de la naïveté amoureuse.
L’adverbe en majuscules « SOUDAIN » marque une rupture temporelle et émotionnelle nette, transformant l’idylle en un choc traumatique immédiat.
Ton texte repose sur un contraste violent dans la perception de la femme aimée :
La figure mythologique : elle est d’abord idéalisée comme une « infante Aphrodite”
La traîtresse : Cette idéalisation s’effondre pour laisser place aux insultes finales.
L’originalité de ton poème réside dans l’autodérision amère du poète. Le lyrisme amoureux est brutalement désamorcé par un lexique trivial et moderne : l’amoureux déçu se qualifie lui-même d’« abruti cocu » et qualifie la rupture de « lâchage ».
À Loki
comme d’habitude , ton commentaire est rationnel et methodique !
Je profite à chaque comm. de ton esprit critique tjs objectif.
Amicalement avec mon estime et ma gratitude.
Bonjour Atlassi,
Ce pourrait être les premiers vers d’une pièce théâtre shakespearienne!
J’aime bien le départ “et puis”, cela fait penser au début des Plaideurs de Racine qui démarre par “ma foi”
Cela donne une dynamique et fait penser à un avant que l’on peu essayer d’imaginer.
On aimerait bien connaître la suite!
Bsr Barloy Merci pr ton comm. très aimable.Si je vais écrire une suite ?je ne sais pas!C’est à peine si cette histoire d’amour (factice) allait (dans mon esprit) commencer pour de vrai..qu’ elle chuta brutalement et m’ emporta avec elle ds sa chute impitoyable…☺️